vendredi, janvier 27, 2023

KOLDA : les femmes catholiques plaident pour le relèvement de l’âge du mariage des filles de 16 à 18 ans

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L’Union des Associations des Femmes Catholiques du Sénégal, section de Kolda, dit « Non aux mariage d’enfants ». Elle a organisé une journée de sensibilisation et de plaidoyer sur le relèvement de l’âge du mariage de 16 ans à 18 ans pour les filles conformément aux conventions et traités signés au plan international par l’Etat. C’est à travers une randonnée pédestre qui a permis de s’adresser directement aux populations mais aussi par voie de presse, l’activité étant relayée par les radios locales.

 Cette campagne de communication de l’UDAFC de Kolda  entre dans le cadre de l’exécution du projet Voix et Leadership des Femmes (VLF), un projet financé par le gouvernement du Canada par l’entremise d’Affaires Mondiale Canada (AMC), a indiqué la chargée de la mise en œuvre de ce projet à Kolda.

Dans son adresse aux populations du Fouladou, Madame Antoinette Nzally Guèye a insisté qu’on tienne compte des intérêts de la jeune fille pour relever l’âge du mariage à 18 ans. Car, poursuit-elle, « à 16 ans, la fille n’est encore qu’une enfant et ne peut en aucun cas être consentante à un mariage quelconque ». En la donnant en mariage à cet âge, on la prive l du droit à l’éducation étant donné que l’obligation scolaire est fixé à 16 ans au Sénégal, a  argumenté la présidente nationale des femmes catholiques.  

La responsable de la boutique de droits de déplorer dans la foulée l’ampleur de cette pratique à Kolda où le taux de prévalence des mariages d’enfants est à 68 %. Donc, « très élevé » par rapport à la moyenne nationale qui est de 33%, a conclu Madame Traoré née Marième Diarra.

Toutes choses qui viennent justifier le plaidoyer  porté par ces actrices de la protection l’enfance en faveur de l’harmonisation du code la famille avec les textes internationaux signés et ratifiés par l’Etat du Sénégal pour enfin relever l’âge du mariage à 18 ans. Ceci dans le seul but de promouvoir  l’abandon de ce phénomène qui, de l’avis de ces femmes, hypothèque la santé et la réussite de la jeune fille au Fouladou.

ismaila.mansaly@koldanews.com

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