vendredi, janvier 27, 2023

Pr Moussa Baldé : « A l’assemblée nationale, la rupture est là mais pas dans le bon sens »

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Ce qui se passe à l’Assemblée nationale inquiète plus d’un. Les incidents «regrettables» n’ont pas laissé le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Ce dernier n’a pas manqué de les regretter avant de les condamner. Pour le Professeur Moussa Baldé, cette quatorzième législature semblait dire que c’est une Assemblée de rupture.

 «La rupture est là mais pas dans le bon sens. Je pense que ce n’est pas ce qu’attendaient les Sénégalais. Ça montre aussi les failles de la démocratie. Dans les années 50, des mathématiciens dont l’un d’eux a eu le prix Nobel d’économie avait sorti des théorèmes pour dire que la démocratie pouvait mener à des situations ambigües parce qu’on a du mal à se départir des phénomènes comme le vote utile ou des alternatives non pertinentes.

Je pense qu’au Sénégal actuellement, cet effet est en train de pressentir. Ça fait dix ans que je fréquente l’Assemblée nationale», a-t-il souligné dans l’émission «Grand Jury». Il ajoute, dans ce sens, «d’abord en tant que directeur général et en tant que ministre. Il y a eu toujours beaucoup de chahuts depuis l’existence de l’Assemblée. Mais les gens respectaient l’hémicycle. Les empoignades qui ont eu lieu en général c’étaient hors de l’hémicycle. On se rappelle de la savate entre le député Mbery Sylla et Ousmane Sonko. Il y a eu des empoignades, mais c’est toujours hors de l’hémicycle», a-t-il dit.

 Aux yeux du Professeur Moussa Baldé, maintenant les gens agressent des personnes parce qu’elles ont dit des opinions qui étaient contre leur marabout. «On est dans l’amalgame. Quand c’est marabout c’est marabout. Quand c’est homme politique c’est homme politique.

De mon point de vue, c’est que personnellement, j’ai toujours dit que lorsque des individus posent des actes politiques contre moi ou mon parti, j’ai tendance à répondre par des actes politiques. Donc, il faut qu’on évite cet amalgame et qu’on sache que quand quelqu’un est homme politique il est homme politique. Il faut qu’on respecte le champ politique comme étant un champ à part. Et le champ maraboutique à part. Il y a une réflexion à mener et tout le monde doit revenir à la raison. Je pense qu’Amy Ndiaye, quand elle parlait, elle parlait de politique. Donc, elle n’a pas dépassé les bornes. Il y a lieu de réfléchir sur le mode de scrutin de nos députés», a-t-il souligné.

Source :TRIBUNE

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