Les Occidentaux s’inquiètent depuis des semaines des risques d’une attaque de l’Ukraine par la Russie, qui a massé plus de 100.000 soldats aux frontières de ce pays, une situation explosive au coeur de la pire crise avec Moscou depuis la fin de la Guerre froide.
Voici les dernières informations quant à cette crise en Ukraine.
1h – Loin de se retirer, la Russie a ajouté au moins « 7.000 militaires »
La Russie a « augmenté » sa présence à la frontière de l’Ukraine d’au moins « 7.000 militaires » dont certains sont arrivés mercredi, a assuré un haut responsable de la Maison Blanche, qualifiant de « fausse » l’annonce par Moscou d’un retrait de certaines forces.
Il a assuré que la Russie pouvait « à tout moment » déclencher une opération qui lui servirait de prétexte pour envahir l’Ukraine, et déclaré: « La Russie dit vouloir trouver une solution diplomatique mais ses actions indiquent le contraire. »

23h39 – Les Etats-Unis et l’Allemagne exigent de la Russie de « véritables mesures de désescalade »
Les dirigeants américain Joe Biden et allemand Olaf Scholz ont exigé mercredi de la Russie qu’elle prenne « de véritables mesures de désescalade » pour éviter tout conflit avec l’Ukraine, menaçant sinon à nouveau Moscou de sanctions.
Lors d’un entretien téléphonique, le président américain et le chancelier allemand sont tombés d’accord pour dire que « la Russie doit prendre de véritables mesures de désescalade » et qu’ »en cas de nouvelle agression militaire contre l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’Ukraine, la Russie doit s’attendre à des conséquences extrêmement graves », a écrit la chancellerie allemande dans un communiqué.

22h20 – L’Ukraine défie la menace d’invasion, l’Occident ne voit pas de désescalade russe
Le président ukrainien a promis mercredi que son pays se « défendra » contre toute invasion russe, en assurant comme ses alliés occidentaux ne pas constater de retrait réel des soldats russes de la frontière, contrairement à ce qu’annonce Moscou.
Après avoir assisté à d’importants exercices militaires lors desquels les forces ukrainiennes ont étrenné des armes anti-chars fournies par les Occidentaux à Rivné, dans l’ouest du pays, Volodymyr Zelensky s’est rendu dans l’est à Marioupol, près de la ligne de front avec les séparatistes prorusses soutenus par Moscou.
« Nous n’avons peur d’aucun pronostic, nous n’avons peur de personne (…) car nous allons nous défendre », a lancé M. Zelensky, vêtu d’une tenue militaire à l’occasion de la « Journée de l’unité » qu’il avait décrétée. Comme plusieurs autres pays occidentaux, il a dit ne pas avoir vu de changements réels dans la concentration de troupes russes aux frontières de l’Ukraine.

21h11 – Johnson voit « peu de preuves » d’un retrait russe
Le Premier ministre britannique Boris Johnson a souligné mercredi soir qu’il y avait « peu de preuves » d’un retrait des troupes russes à la frontière ukrainienne, lors d’un appel avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, ont indiqué ses services.
Les deux dirigeants ont convenu qu’une invasion russe en Ukraine aurait des conséquences « catastrophiques » et ont décidé de continuer à travailler ensemble pour trouver une « issue diplomatique urgente » et « éviter une escalade militaire désastreuse et une crise humanitaire », a déclaré un porte-parole de Downing Street dans un communiqué.

