mardi, octobre 19, 2021

Attaque au couteau à Villeurbanne en 2019 : l’auteur irresponsable selon le parquet

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(Belga) L’auteur d’une attaque au couteau mortelle en 2019 à Villeurbanne, près de Lyon, doit être reconnu irresponsable pénalement en raison de l’abolition de son discernement, estime le parquet dans son réquisitoire définitif dont l’AFP a pris connaissance lundi.

Trois experts psychiatres, sur quatre désignés durant l’enquête, ont établi ce diagnostic au sujet du mis en cause, Sultan Niazi, qui avait tué une personne et blessé huit autres, le 31 août 2019, à une station de métro. Le parquet s’est rangé à leur avis et a requis la saisine de la chambre de l’instruction aux fins de statuer sur l’irresponsabilité du trentenaire, comme le veut la procédure en pareil cas. « Il est difficile d’aller à l’encontre de ces avis assez unanimes, nous comptons beaucoup sur l’audience pour que les victimes puissent s’exprimer, et comprendre le cheminement judiciaire de cette affaire », commente Frédéric Lalliard, avocat de deux parties civiles. Le parquet requiert aussi une hospitalisation complète et des mesures de sûreté concernant cet homme de nationalité afghane, qui présente des troubles sévères de la personnalité selon les experts. Durant l’enquête, Sultan Niazi, qui était un gros consommateur de cannabis, a reconnu les faits en expliquant qu’il avait entendu des voix dans les écouteurs de son téléphone et qu’il se sentait persécuté, persuadé d’avoir subi des piqûres lors d’un séjour en Angleterre. Des témoins l’ont entendu crier « allah akbar » mais ses propos délirants, même teintés de vocabulaire religieux, ont été mis sur le compte d’une pathologie de type « schizophrénique paranoïde ». Armé de deux couteaux et d’une fourchette à barbecue, l’assaillant a frappé avec acharnement selon plusieurs victimes, en s’en prenant par exemple à une dame âgée. Connu dans plusieurs pays européens sous différentes identités, son âge variant de 30 à 35 ans, il dit avoir quitté l’Afghanistan adolescent en raison de pressions des talibans sur sa famille, et avoir traversé l’Iran, la Turquie et la Grèce. Sa trace est détectée en 2009 à Bruges (Belgique), puis à Calais et en Grande-Bretagne en 2010, enfin en Allemagne en 2015. Il aurait ensuite vécu clandestinement à Paris, avant d’arriver en région lyonnaise en 2017, où il avait formulé une demande d’asile. Des témoins ont rapporté des signes de troubles psychiques lors de son hébergement mais aucun suivi n’a été enclenché. (Belga)

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