samedi, octobre 23, 2021

127ÈME EDTITION DU MAGAL : Dimanche, jour de gloire et de grâces à Touba

Ne ratez pas!

Ce dimanche 26 septembre 2021 est donc jour de Magal. Ici et ailleurs. Touba est au sommet de la spiritualité. Et c’est ainsi depuis le siècle dernier. Son fondateur l’a voulu. Il s’est donné les moyens pour que cela soit ainsi. Il ne s’est pas ménagé. Il n’a pas ménagé ses efforts.

L’exil sonna le 21 septembre 1895. Il quitta sa famille, ses disciples et son pays à bord du navire « Ville de Pernambouc » pour un exil qui allait durer 7 longues années. Il vécut les moments les plus durs de son existence dans l’île de Mayombé où il subit toutes sortes de persécutions et de souffrances. ‘’Mes demeures furent vidées et, des miens, je fus brutalement séparé en vertu du Service auquel me voue le Panégyrique du Prophète dont nulle apologie n’est à même de louer avec justesse les Avantages’’. ‘’C’est ce jour-là qu’ils le jetèrent dans l’océan. Et ils lui dirent : tu vas bientôt disparaître à cause de ta turbulence’’, raconte Serigne Moussa Ka. ‘’Ils m’ont jeté sur la mer par refus de la volonté divine et par haine. Mais le Généreux m’y a incontestablement comblé de sa grâce. Ils ont voulu m’humilier en me jetant sur la mer, heureusement que le Seigneur a dompté pour moi la plus houleuse des mers’’, écrit Cheikh Ahmadou Bamba dans son poème Assirou Mahal Abrari. ‘’Ils étaient convaincus, au moment où je résidais tout seul parmi eux, que j’étais leur prisonnier ; ils se fourvoyaient tous absolument. En vérité, ils nageaient dans l’erreur et c’était en fait eux les captifs de Satan et de leurs passions ; quant à moi, ma marche ne saurait se diriger vers un autre que le Maître du Trône – Exalté Soit-il !’’, ajoute-t-il.

Ni facilité ni passivité…

Il a  pris le contre-pied de la facilité pour emprunter un chemin parsemé d’embûches. Le droit chemin de Dieu avec ses exigences, ses privations, ses sacrifices. ‘’Je me suis arrimé au Coran, la Corde Incassable,  le lisant sans discontinuer et au Prophète, le Câble Sûr qui est pure Lumière…» (Assirou). Si le Coran est lu à Touba plus que d’habitude, si les khassaïdes y sont psalmodiés à satiété, si des prières y sont beaucoup formulées, si des mets y sont abondamment distribués, c’est pour d’abord rendre grâce à Dieu, mais aussi un hommage appuyé à Cheikh Ahmadou Bamba, victime d’une épreuve qu’il considère comme un salut. ‘’Je cheminais en vérité, lors de ma marche vers l’Exil, en compagnie des Vertueux Gens de Badr alors que mes persécuteurs étaient persuadés que j’étais leur prisonnier’’, écrit-il. Le constat est que  Khadim Rassoul a fortement insisté pour que ce jour si significatif dans sa quête de gloire, soit consacré exclusivement à Dieu et à son Prophète (Psl). Un acte de grandeur de ce saint homme, pour qui les épreuves ont été avant tout, le moyen qui lui a permis d’accéder aux cimes des connaissances pour faire partie des élus de Dieu. Aujourd’hui, son œuvre monumentale est reconnue et épiée partout.  L’appel de Bamba a été entendu. Si des millions de personnes se ruent vers Touba, c’est que Khadimou Rassoul est considéré comme un exemple de résistance et d’abnégation face à l’oppression et à la négation de la dignité humaine. Sa foi inébranlable a triomphé face à la puissance des armes.

Une source d’inspiration…

Le voilà  qui plaide pour tous les musulmans, pour toute  l’humanité.

‘’Sauve-les, pardonne-leur, sois bienveillant envers eux et ne leur tiens point rigueur de leurs nombreux péchés. Ô Toi  L’unique ! S’ils T’ont certes désobéi par négligence, reste-t-il cependant que, dans leur cœur, ils ne T’associent à personne’’, prie-t-il dans Mathlabou Chifaa-i (La recherche du remède). Maintenant, au-delà de cette force de reconnaissance, de cette générosité, de cette hauteur, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de s’inspirer résolument de lui pour changer notre vécu en interrogeant notre façon de faire. Une richesse si puissante comme l’œuvre de Serigne Touba, doit profiter à sa patrie qu’il aimait tant. On ne saurait parler du Magal, de Bamba, de Touba, sans pour autant penser à Cheikh Ibrahima Fall. Ce compagnon du fondateur du mouridisme est un exemple de probité et de dignité. En ce temps-là, où les relations sont si éphémères, si calculées, Lamp mérite d’être revisité.

L’info

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