mardi, octobre 19, 2021

Les vélos électriques belges Cowboy partent à la conquête des États-Unis

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(Belga) La scale-up belge Cowboy, du même nom que la marque de vélos électriques, va étendre ses activités aux États-Unis, a-t-elle annoncé jeudi à San Francisco, à l’occasion de la Micromobility Conference qui s’y tient. Huit villes, dont New York, Miami, Los Angeles ou San Francisco, seront ciblées dans un premier temps. L’extension est également européenne puisque l’entreprise a lancé durant l’été ses vélos en Suède et au Danemark, faisant grimper à douze le nombre de marchés où elle est présente.

Aux États-Unis, la mobilité en zone urbaine est actuellement lente et stressante, constate l’entreprise belge, qui emploie désormais environ 120 personnes, contre 80 il y a un an. L’abondance de voitures dans les villes entraîne en effet de nombreux embouteillages et une pollution de l’air qui peuvent être évités. D’après Cowboy, le marché américain des vélos électriques présente un énorme potentiel. « S’il est actuellement moins mature qu’en Europe, nous observons des signes positifs de développement rapide et de changement d’état d’esprit dans plusieurs grandes villes, tant parmi les cyclistes que les gouvernements », confie Tanguy Goretti, cofondateur de la scale-up. Huit villes seront ciblées dans cette première étape de l’expansion aux Etats-Unis: New York, Philadelphie, Washington, Miami, Los Angeles, San Francisco, Seattle et Portland. Elles bénéficieront toutes d’un service à la demande sur place, avec des personnes chargées de faire tester les vélos (dans sa version la plus récente) aux intéressés. La couverture géographique devrait ensuite s’étendre dans le courant du premier trimestre 2022. Toute commande se faisant via le site internet de Cowboy, il est donc possible de s’en faire livrer un en dehors de ces huit villes, assure-t-on. Les livraisons débuteront en janvier prochain. Le choix des États-Unis n’est pas un hasard, explique Cowboy. La demande de la part des consommateurs américains se faisait de plus en plus pressante depuis plusieurs années. « On se lance maintenant parce qu’on est prêts et que le marché américain du vélo électrique commence à accélérer. Il devrait croître de 30% d’ici 2025, pour atteindre quatre milliards de dollars », illustre Tanguy Goretti. La saisonnalité est en outre moins marquée qu’en Europe dans certaines des huit villes, avec des vélos qu’on utilise dès lors toute l’année. Il y a donc une « fenêtre de croissance vraiment intéressante », estime l’entreprise. Les ambitions sont très fortes à long terme, affirme-t-on encore chez Cowboy, qui s’efforcera d’abord l’an prochain à se faire connaître aux États-Unis pour son vélo et la qualité du service proposé. Depuis sa création en 2017, l’entreprise a levé plus d’une cinquantaine de millions d’euros auprès d’investisseurs privés, dont la famille Agnelli, avait-elle indiqué en mai dernier. Interrogée sur sa volonté de vouloir lever 50 milliards de dollars évoquée par la presse récemment, l’entreprise botte cependant en touche. Elle cherche effectivement des fonds mais ne souhaite pas s’épancher sur le sujet. « Mais nous ne nous lancerions pas aux Etats-Unis si nous n’avions pas d’ores et déjà les capacités financières pour ce faire », assure Benoît Simeray, responsable marketing. Depuis la mi-août, les vélos Cowboy sont par ailleurs également disponibles à Malmö et Stockholm, en Suède, et à Copenhague, la capitale danoise. Des pays et villes qui représentent presque 7% des visiteurs du site internet de la scale-up. (Belga)

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