samedi, octobre 23, 2021

Pauvreté au Fouladou : les femmes premières victimes

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Combien de pauvres compte la région de kolda ? Difficile de répondre en dehors des statistiques de l’ANDS.  Des chiffres qui soulèvent beaucoup d’autres questions: Qui est pauvre ? Comment un chef de ménage disposant d’une maison et un petit bétail peut il être dans le lot des pauvres ?   Nous sommes allés voir les pauvres ceux pour  qui manger chaque jour relève de l’exploit.

Difficiles d’avoir un débat serein avec les véritables pauvres. Les personnes vulnérables préfèrent souvent subir en silence ce fardeau, une fatalité imposée par le créateur, vous répète -t-on. Loin des cadres et autres politiciens très loquaces sur tous les sujets. Un interlocuteur  incapable de trouver le minimum vital pour sa famille depuis quelques années un handicap physique l’empêchant de travailler se désole «  les débats sont toujours monopolisés par ceux qui connaissent tout sur tout, les intellectuels. Je crois que ça fait partie des causes de la pauvreté. Tous les plans de développement et autre sont l’œuvre de ceux qui parlent et ne vivent pas dans la précarité. » En ville comme dans les villages la pauvreté est réelle pour certains ménages. Trouver à manger est chaque jour un exploit.  Ici pas possibilité de faire  un choix pour faire bouillir la marmite on se débrouille au présent avec ce qu’il ya. Gnima est une veuve qui vient de boucler la quarantaine elle vient d’un village d’une  commune rurale  et vit dans une maison en finition à la périphérie de kolda. Elle vend des légumes pour faire vivre quatre adolescents, avec la disparition de son mari il y a  quatre ans débute la descente dans la vallée de la précarité. En fait elle a refusé de se remarier avec le jeune frère de son défunt époux le lévirat une réalité encore dans certains terroirs du sud. Elle a osé défier cette longue tradition               . Suffisant pour se voir écarter de tout et par tous.  Alors elle descend à kolda ou un ami de son défunt mari l’aide à trouver un logement gratuit pour le moment. La vente des légumes au détail ne permet même ^pas de trouver un kg de riz par jour. Rarement elle a reçu un appui . pire; il y a certains hommes qui ne font que la chasse aux femmes vulnérables, explique t’elle. Elle refuse de faire des choses  c’est contraire à la religion.  Quand elle  refusée le lévirat et choisi de venir  vivre a kolda beaucoup de choses ont été dites au village. Elle vient vivre en ville pour se prostituer. Elle dit ne jamais pouvoir oublier ces injures. Il arrive explique ‘elle de bouillir simplement de bouillir l’eau pour calmer ses intestins. Tout en reconnaissant qu’il y a des bonnes volontés qui aident véritablement. Il y quelques semaines elle a retrouvé devant sa porte un sac  de riz et de l’huile. «  Je n’oublierai jamais ce geste je  ne connais toujours pas ce bienfaiteur »

Les personnes âgées sont aussi dans e lot de personnes sans aucun revenu fixe. Il n est plus rare de voir  certaines mendier en ville.   A côté des mendiants virtuel « wavemaa »   sollicitation via les NTICs. 

La pauvreté       est perceptibles  aussi beaucoup au centre ville de kolda la nuit  des personnes de tout âges déambulant aux alentours des gargotes  pour trouver la pitance.

Reste que pour l’essentiel le niveau de vie ne cesse de s’améliorer pour la grande majorité des habitants de la région. Les bonnes récoltes des  dernières années et l’appui des migrants à transformer l’habitat et l’alimentation même dans certains villages lointains et parfois enclavés.

   Abdou Diao

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