Papis Baldé (Président du Conseil régional de la jeunesse de Kolda) sur le financement des jeunes : « Il va falloir revoir au Sénégal le système de financement… Le retard noté pour la réalisation nous inquiète beaucoup… »

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Suite à l’annonce du chef de l’État sur le financement des jeunes, le Conseil régional de la jeunesse de Kolda compte s’activer pour la réussite des projets. Ainsi, faisant face à la presse, son président Papis Baldé n’a pas manqué de saluer cette initiative mais également de pointer du doigt une situation désagréable de la région, notamment les chantiers de l’université et du DAC, sources d’emplois.Kolda est une région des paradoxes, car elle dispose d’une bonne pluviométrie, de terres arables et d’ONG mais elle est listée comme la plus pauvre du pays. Avec tous ces atouts les jeunes ne devraient pas être au chômage. Et c’est pour corriger les anomalies et orienter les débats, que le président du Conseil régional de la jeunesse alerte les autorités sur les prochains financements.

À en croire Papais Baldé, « il va falloir revoir au Sénégal le système de financement des jeunes. Nous avons vu que le financement des jeunes prenait beaucoup de temps. Et souvent, la somme demandée par les jeunes sur un projet bancable n’est pas financée. Ainsi, on se rend compte en demandant cinq millions ou un million qu’on a cinq cent mille, trois cent mille voire deux cent mille. Et avec ces maigres sommes qu’est-ce qu’on va pouvoir faire en tant que jeune ? C’est le moment de revoir le système de financement en mettant aux côtés des jeunes, des techniciens pour les accompagner… »

En ce sens il estime qu’une région comme kolda où il n’y a pas d’industries, il faut doubler les enveloppes allouées aux jeunes. Mais également, il faut alléger les documents administratifs surtout pour les jeunes ruraux le plus souvent ignorant les procédures.

Dans la foulée, il précise : « il n’y aura pas de baguette magique à Kolda. Je pense qu’il y a déjà des infrastructures en construction comme l’université de Kolda qui pourrait créer des emplois à terme. Mais hélas ! Nous constatons comme tout le monde cet éternel chantier envahi aujourd’hui par des herbes, des arbres et des animaux. »

Revenant sur le domaine agricole de Fafacourou, il déplore : « nous sommes inquiets pour le retard noté pour la réalisation du domaine agricole communautaire. Lancé en 2015, mais depuis lors nous constatons qu’il n’y a aucun centimètre qui y a été aménagé. Celui-ci à terme devrait employer plus de trois mille personnes. »

C’est ce qui le fait sortir de ses gonds :  « aujourd’hui, il y a une politique tendant à le déplacer vers d’autres localités. Mais en tant que jeunes de la région, nous n’accepterons pas cela. D’ailleurs, lors du crd organisé il y a un an, le directeur du PRODAC nous avait dit que les travaux allaient débuter dans six à sept mois. Mais nous ne voyons toujours rien de même que l’université en état d’éternel chantier… »

C’est le moment pour le nouveau ministre de l’enseignement supérieur de venir visiter le chantier de l’université envahi par les herbes, des arbres. Il doit en être de même pour le directeur du PRODAC, selon lui.

DakarActu

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