Commentaires désobligeants sur le décès du doyen des juges : Le sermon de l’Imam Kanté

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Les commentaires déplacés et autres écarts de langage suite à la disparition du Doyen des juges, Samba Sall indisposent l’Imam de la mosquée de Point E, Amadou Makhtar Kanté.

Décédé mercredi dernier à l’âge de 58 ans, le Doyen des juges, Samba Sall a dédié 23 longues années de sa vie à la justice sénégalaise.  Durant sa carrière, il a eu à instruire plusieurs dossiers dont certains sont considérés politiques. Les récents sont ceux de Khalifa Sall et d’Aïda Ndiongue. Il a dernièrement placé sous contrôle judiciaire le député de l’opposition Ousmane Sonko, dans l’affaire opposant le leader de Pastef à la masseuse Adji Sall.  Sur cette affaire qui a provoqué de violentes émeutes au Sénégal, la justice a essuyé toutes sortes de critiques. Et le défunt Doyen des juges qui a hérité du dossier après le désistement de son collègue du 8em cabinet Mamadou Seck, n’a pas échappé aux critiques, les unes plus acerbes que les autres. Même l’annonce de son rappel à Dieux n’a pas refroidi les ardeurs de ses détracteurs. A côté des témoignages conformes à la religion des gens qui disent le connaitre, d’autres ont investi les réseaux sociaux pour avancer de propos discourtois et abjects à l’endroit du défunt fils de Sokone.

Pour Amadou Makhtar Kanté, il n’est pas recommandé aussi bien sur le plan religieux que moral, de parler en mal sur une personne décédée. ‘’Sur le plan purement islamique, ce qui est enseigné, c’est qu’on fait des témoignages par rapport au bien qu’on sait de la personne décédée et on se tait sur autre chose. On lui fait de bons témoignages pour encourager les gens à s’inspirer de ces bonnes œuvres et on laisse le soin à Dieu de juger la personne. C’est pourquoi d’ailleurs il y a un jugement dernier. Ça, il faut le laisser à Dieu’’, déclare le prêcheur. Qui estime que le citoyen, de surcroit musulman, qui veut faire des témoignages publics sur le défunt, devrait se tenir à cet enseignement moral de l’islam qui veut qu’on respecte la dignité de la personne disparue, c’est à dire qu’on lui fasse un bon témoignage et qu’on se taise sur le reste.  Du point de vue moral, l’Imam de la mosquée du Point E estime que quelqu’un de digne ne devrait même pas prononcer certains mots par rapport à une personne décédée qui n’a pas la possibilité de se défendre.

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