Le refus d’Ousmane Sonko de déférer à la convocation du juge à la une

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 La décision prise par l’opposant Ousmane Sonko de ne pas se présenter devant le juge d’instruction en vue de son audition dans l’affaire de mœurs le concernant est le sujet dominant de l’édition des quotidiens pour ce vendredi.
Le député, leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), est accusé de ‘’viols répétés’’ et de ‘’menaces de mort’’ par une jeune femme, employée d’un salon de beauté et de massage. Les députés sont convoqués ce vendredi en séance plénière pour examiner la requête des autorités judiciaires visant à le priver de son immunité parlementaire, afin qu’il puisse légalement être auditionné.
Une commission ad hoc a été constituée par l’Assemblée nationale pour diriger la procédure.
‘’L’accusé récuse la commission ad hoc et ne compte pas déférer à la convocation du juge’’, rapporte Le Soleil.
‘’A la veille de la séance plénière portant sur la procédure de levée de son immunité parlementaire, le député Ousmane Sonko a averti qu’il ne déférera à aucune convocation’’, ajoute le même journal, selon lequel l’opposant a invoqué de nouveau un ‘’complot politique’’ visant à le neutraliser politiquement.
Le journal Les Echos s’attend à ‘’une journée [qui] s’annonce rude pour le leader de Pastef’’.
‘’Un vendredi décisif’’, souligne Libération. ‘’Après avoir promis de répondre à toute convocation si son immunité est levée, Ousmane Sonko a changé de position. Il estime (…) que tel serait le cas si la procédure était régulière’’, poursuit le même journal.
WalfQuotidien affirme que ‘’ce vendredi risque d’être très mouvementé’’.
‘’Le patriote en chef vendra chèrement sa peau. Résistance à l’oppression étatique, refus de déférer à toute convocation de la justice, crachat sur le délibéré de ses [collègues] concernant son immunité parlementaire et graves accusations contre les magistrats chargés de son dossier. Ousmane Sonko défie le pouvoir et promet de [faire] capoter le projet funeste ficelé pour abréger sa carrière politique’’, commente Kritik’.
‘’Ousmane Sonko sonne la résistance’’, écrit Sud Quotidien, ajoutant que ‘’le juge ne verra pas l’ombre du député et leader de Pastef, dans le cadre de l’enquête pour ‘viols répétés’ et ‘menaces de mort’, à moins qu’il ne soit pris de force’’.
Lors d’une conférence de presse tenue au siège de son parti, le député, candidat au scrutin présidentiel de 2019, a dit qu’‘’il considère cette accusation de viol comme le dernier ou l’avant-dernier combat après la présidentielle de 2024’’, lit-on dans Tribune.
‘’Sonko se radicalise’’, titre WalfQuotidien, ajoutant que l’opposant juge ‘’viciée’’ la procédure menée en vue de son immunité parlementaire.
‘’La tension est montée d’un cran après le refus’’ d’Ousmane Sonko de se présenter au juge d’instruction, selon WalfQuotidien.

Le même journal prétend connaître la psychologie du leader de Pastef : ‘’Durant sa déclaration, Sonko s’est touché la bouche et s’est souvent gratté le côté droit du cou. Cela montre qu’il est dérangé par cette affaire de viol. Ousmane Sonko paraît (…) agacé par cette affaire (…) Le stress et l’agacement semblent être les sentiments qui animent le plus Ousmane Sonko.’’

‘’Le député Ousmane Sonko peut considérer qu’il n’est pas lié par une quelconque décision de levée de son immunité parlementaire (…) Mais cela n’engagerait que lui’’, explique à L’Observateur le spécialiste de droit pénal Iba Barry Kamara.

Une levée de son immunité parlementaire permettra au juge de le convoquer et de lui décerner un mandat d’amener s’il n’obtempère pas, selon M. Kamara. ‘’En ce moment-là, il va être appréhendé manu militari pour être présenté au juge’’, ajoute-t-il.

Le Témoinb Quotidien estime que ‘’cette affaire (…) fera sans doute couler plein d’encre au fil des jours à venir’’.
‘’Ousmane Sonko ouvre le chapitre de la confrontation avec tous les pouvoirs de l’Etat’’, y compris le pouvoir judiciaire dont il remet en cause l’impartialité, selon EnQuête, qui ajoute : ‘’Engagé dans ce combat à l’issue incertaine, Ousmane Sonko prend la mesure des jours et des nuits empreints de convulsions, d’effroi, de colères et de violences en tous genres, qui se préparent pour lui et pour le Sénégal.’’
Les quotidiens se sont également intéressés à la vaccination contre le Covid-19, un exercice auquel s’est prêté le président de la République, jeudi.
Les commentaires de la presse portent surtout sur cette déclaration de Macky Sall : ‘’Ce serait dommage qu’on ne prenne pas ces vaccins. Si on ne les prend pas, je vais les donner à d’autres pays qui en besoin.’’
‘’Un peuple averti en vaut mille’’, commente L’As.
‘’On le sait, le moi est haïssable (…) Les doses acquises avec les deniers publics, il en fait sa propriété personnelle, oubliant que c’est à la sueur de millions de personnes qu’il le doit’’, commente Le Témoin Quotidien.
Le Quotidien y va également d’un ton réprobateur : ‘’Non content d’avoir offert nos vaccins à des pays étrangers sans l’avis de notre parlement, il continue de menacer les Sénégalais de les dépouiller du restant des vaccins pour les donner à d’autres.’’

‘’Un président ne devrait pas dire ça’’, réagit WalfQuotidien.

APS

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