Après Goudiaby Atépa, le parquet attaque Aby Ndour pour «diffamation»

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Face à la légèreté dans ses accusations contre Pierre Goudiaby Atépa, le procureur poursuit Aby Ndour pour le délit de diffamation. Cette poursuite ne fait pas obstacle à l’autre procédure en instance devant le juge des référés.

Le bras de fer Aby Ndour-Pierre Goudiaby Atépa prend une tournure inattendue. Le procureur de la République décide, lui-même, de poursuivre la célèbre chanteuse pour le délit de «diffamation», selon une source proche du parquet de Dakar. Ce retournement de situation fait suite aux conclusions de l’enquête préliminaire menée par les démembrements de la Police judiciaire sénégalaise, au sujet des accusations d’harcèlement sexuel et de chantage formulées par la frangine de Youssou Ndour contre l’architecte.

Pourtant, Atépa, par le biais de ses avocats, avait intenté la même procédure par voie de citation directe. Et l’affaire devait se jouer devant le Tribunal correctionnel. Mais ses avocats vont sans doute abandonner cette poursuite puisque le procureur lui-même s’en saisit d’office. Voilà pour les faits.

Cette nouvelle donne va, sans doute, faire réagir les deux parties : défense et partie civile. Et de mieux affuter leurs armes, pour préparer cette grande guerre à venir déclenchée par le maître des poursuites himself.

Prévue et punie par les articles 258 et suivants du Code pénal sénégalais, la diffamation est définie comme «toute allégation et imputation d’un fait qui porte atteinte ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé». Et la sanction prévue est une peine d’emprisonnement comprise entre 3 mois et 2 ans et d’une amende pécuniaire allant de 100 mille à un million FCFA.

En voilà une affaire à plusieurs rebondissements, tel un serpent de mer. Pas plus tard que le mardi 14 juillet 2020, le tribunal de Dakar a prononcé une sanction contre Aby Ndour. Elle a été déclarée coupable de «destruction de biens appartenant à autrui» et condamnée à 1 mois avec sursis et à payer deux millions. Ce verdict est en rapport avec les statuts des sculpteurs déplacés au niveau de la Corniche. Cette condamnation n’envoie certes pas Aby à la case prison, loin s’en faut, mais elle reste tout de même symbolique. Last but not least, une autre bataille se tient devant le juge des référés qui rendra sa décision lundi 24 août 2020. Dans cette autre affaire, Sokhna Aby est sommée d’enlever ses installations sur la Corniche, sous astreinte par jour de retard. Le camp d’en face juge cette procédure «irrecevable». A l’audience, Me Seydou Diagne a laissé entendre que l’association SOS littoral n’est pas habilitée à initier cette action et que sa cliente dispose d’une autorisation dûment délivrée par la mairie Fann/Point-E/Amitié. La partie adverse (représentée par Mes Ousseynou Ngom et Youssoupha Camara) est, cependant, d’avis que Sos Littoral est fondé à ester en justice, car étant une association luttant pour la défense de l’environnement. Un droit que lui confère le Code de l’environnement sénégalais.

WalfNet

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