Pluies diluviennes à Sédhiou : les producteurs de banane évaluent leurs pertes à plus de 160 millions de francs CFA

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A picture taken on September 22, 2017 shows a cane field destroyed in the locality of Moravie, in Capesterre-Belle-Eau, after Hurrican Maria struck the island of Guadeloupe France will declare a natural disaster for Guadeloupe on September 22 after the island was hit by Hurricane Maria, a move that is a vital step for victims to secure compensation, Prime Minister Edouard Philippe said on September 20. Under French law, companies or individuals have 10 days in which to file a compensation claim with their insurers for loss in an event that has been officially declared a natural disaster. / AFP PHOTO / Helene Valenzuela

Le vent violent de dimanche dernier fait encore parler de lui en termes de dégâts.  Dans le Balantacounda, c’est « un décor apocalyptique » constaté dans une dizaine  de bananeraies où de nombreux  plants sont tombés.   Le secrétaire du GIE de Sathioum, un village du département de Goudomp, évalue la perte à plus de 160 millions de F CFA.

 Selon Bourama Foskino Sadio, les dégâts de ce sinistre sont répartis comme suit. A Kougny, « 5 360 plants sont à terre. Si chaque plant produit en moyennes 15 kilogrammes, c’est une production de 80 tonnes qui viennent d’être ainsi emportées par le vent. Ce qui correspond à une perte de 16 millions environs », a-t-il fait savoir.

Cette même logique de calcul lui a permis d’estimer la perte des producteurs de Témento où 5445 pieds sont arrachés par le vent, à 16 millions de francs CFA. Pis, à Sathioum  on dénombre  7 470 bananiers  dévastés, soit une perte de 112 millions de F CFA. Là où Sibana à 3962 pieds se sont retrouvés à terre pour une perte estimée à 11 millions.

Le Boudhié n’est pas en reste. A Bambaly,  2 379  ont péri correspondant à un manque à gagner de plus de 11 millions, selon M Sadio

Et si on y ajoute le carburant et les intrants qui ont permis d’entretenir ces plants perdus jusqu’à  nos, « vous voyez que la perte est vraiment énorme », a regretté  ce porte parole des producteurs de banane. Qui s’inquiète dans la foulée de la façon dont les crédits contractés vont être remboursés étant donné qu’ «i l’ n’ ya pas eu de vente cette année à cause de la pandémie du codid 19 ».

C’est pourquoi, il lance un appel à l’Etat afin que ces producteurs qui sont déjà dans asphyxiés financièrement soient soutenus pour sauver ces bananeraies.  Sans quoi, les jeunes risquent de reprendre le chemin de l’émigration clandestine, a-t-il alerté.

ismaila.mansaly@koldanews.com

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