L’assouplissement des mesures de restrictions toujours en exergue dans les quotidiens

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Les journaux parus ce mercredi 13 mai 2020 se sont de nouveaux intéressés à l’assouplissement des mesures de restrictions dans la lutte contre le Covid-19, voulu par le chef de l’Etat.

Le Témoin constate ‘’une levée de boucliers contre Macky Sall’’ après son discours à la Nation du 11 mai. ‘’Les Sénégalais sont réservés quant à la décision de rouvrir les lieux de culte’’, dit le journal.

’’Macky encerclé’’ après la levée des mesures d’assouplissement dans la lutte contre le Covid-19, selon La Tribune qui écrit : ‘’ Les mesures d’assouplissement prises par le chef de l’État concernant la pandémie du coronavirus sont diversement interprétées par le personnel médical et la classe politique, partagés entre inquiétude et scepticisme’’.

Sur cette question, ’’la classe politique est divisée’’, souligne Sud Quotidien.

‘’La sortie du président de la République avant-hier, lundi 11 mai 2020, avec notamment la réouverture des lieux de culte et marchés, comme le décalage du couvre-feu, a fait réagir plusieurs personnalités politiques qui n’ont pas manqué de montrer leur désaccord total face aux nouvelles règles établies. Selon ces dernières, la situation actuelle de la pandémie n’est pas favorable à la décision d’assouplissement des règles édictées’’, écrit le journal.

Enquête parle de ‘’fracture’’ et relève que ‘’rarement, dans l’histoire de ce pays, des mesures présidentielles auront autant divisé les populations’’. ‘’La sphère politique n’a pas été tendre avec le président de la République, après son adresse à la nation, pour annoncer la réduction des heures du couvre-feu et la réouverture des lieux de culte. Dans la majorité des cas, c’est une fuite de responsabilités qui est dénoncée’’, écrit Enqûete.

Dans le journal, Sylvain Landry Birane Faye (socio-anthropologue) estime que ‘’le moment pour réorienter la stratégie semble mal choisi”.

Pour L’Observateur, ‘’le virage de Macky Sall +n’est ni scientifique ni médical’’ et estime que ’’le pire est à craindre dans 2 à 3 semaines’’.

Selon Source A, ‘’le comité de gestion des épidémies (a été) pris de court’’ par les annonces présidentielles. ’’Les membres du comité national de gestion des épidémies ne font pas partie de l’équipe pluridisciplinaire d’éminents experts nationaux évoqué par le président de la République pour justifier ses mesures suicidaires lors de son adresse à la Nation’’, dit le journal.

Avec ce changement de stratégie dans la gestion de la pandémie, ‘’le personnel soignant est au pied de la montagne’’, selon Le Quotidien qui écrit : ‘’après que le gouvernement a pris la décision d’assouplir les mesures de restrictions pour combattre le Covid-19, le personnel médical va évidemment être submergé par un afflux de malades (…)’’.

Dans le journal Le Soleil, le Secrétaire général de la présidence de la République Mohamed Boun Abdallah Dionne soutient que ‘’les décisions prises par le chef fondent leur pertinence objective’’.

’’Gouverner, c’est certes prévoir, mais c’est avant tout décider. Et c’est le rôle du leader que de décider. Nos démocraties parlementaires sont devenues des démocraties d’opinions. Tout est matière à débat et fort heureusement’’, dit Dionne.

Le journal L’As met en exergue la reprise des cours le 2 juin et affiche à la Une : ‘’Talla donne des garanties aux enseignants’’.

’’Le gouvernement a pris la décision de rouvrir les écoles à partir du 2 juin prochain pour sauver l’année scolaire. A cet effet, une rencontre par visioconférence s’est tenue, hier, entre les enseignants et leur ministre de tutelle, Mamadou Talla. Les autorités de l’Education nationale ont ainsi présenté le plan de reprise des enseignements-apprentissages avant de donner des garanties aux syndicats sur les dispositions prises pour le parachèvement de l’année. Mais pas tout à fait convaincant puisque les enseignants sont toujours perplexes’’, écrit L’As.

Walfadjri s’intéresse aux pertes liées à la pandémie et affiche à la Une : ‘’Contes et mécomptes chez les artistes’’.

’’Certaines voix de la musique sénégalaise semblent déraper quand ils affichent le bilan des impacts de l’épidémie à Coronavirus sur leurs activités. D’aucuns évoquent les anniversaires, les tournées internationales et les sorties d’albums différées pour afficher une note salée. D’autres tendent à jouer sur des sonorités plus basses et limitent…le désastre. Des difficultés oui, mais pas la catastrophe’’, écrit le journal.

APS

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