Restructuration de dette argentine: le gouvernement maintient son offre

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(Belga) Le gouvernement argentin a annoncé lundi qu’il maintenait son offre de restructuration de sa dette, assurant qu’elle avait été présentée « en toute bonne foi », malgré le rejet de trois groupes majeurs de créanciers privés, lesquels doivent donner leur réponse définitive vendredi.

« Cela ne sert à rien de faire une proposition qui ne peut pas être tenue », a déclaré à la radio La red Santiago Cafiero, le chef de cabinet argentin, équivalent du Premier ministre. « Nous avons présenté cette offre en toute bonne foi, c’est ce que nous pouvons tenir et c’est ce qui est viable dans le temps », a-t-il ajouté concernant la proposition de restructuration de la dette publique faite par Buenos Aires à la mi-avril à ses créanciers privés. Celle-ci comporte une remise de 62% sur les intérêts, soit 37,9 milliards de dollars, et de 5,4% sur le capital, soit 3,6 milliards. Buenos Aires a également demandé un moratoire de trois ans, ce qui impliquerait aucun paiement jusqu’en 2023. Par cette opération, le gouvernement argentin cherche à renégocier près de 70 milliards de dollars en titres de devises étrangères émis sous juridiction internationale et donc soumis à des procédures éventuelles d’arbitrage. Mais les trois groupes de créanciers ont estimé lundi que la proposition de l’Argentine impliquait pour les créanciers « des pertes disproportionnées qui ne sont ni justifiées ni nécessaires. » « Chacun des trois groupes et les institutions qu’ils représentent, ainsi que plusieurs autres investisseurs, souhaitent réaffirmer et dire clairement qu’ils ne peuvent pas soutenir l’offre publique d’échange faite récemment par l’Argentine et qu’ils ne céderont pas leurs obligations avec une offre de cette nature », affirme un communiqué. M. Guzman avait assuré dimanche dans le quotidien Clarin que l’Argentine « a la volonté de payer, mais n’a pas la capacité de payer » et avait répondu aux critiques des termes de l’offre d’échange en assurant que les créanciers n’allaient pas perdre d’argent, mais « faire moins de profits. » Les trois groupes (Ad Hoc Bondholder Group, Argentina Creditor Committee et Ad Hoc Group of Argentina Exchange Bondholders), qui représentent chacun une centaine de créanciers selon un porte-parole, ont dit se tenir « prêts à collaborer de manière constructive avec l’Argentine quand son gouvernement sera prêt à faire de même avec l’objectif commun de trouver une solution viable aux défis économiques actuels de la République. » Si aucun accord n’est trouvé d’ici à vendredi, « l’Argentine continuera à travailler aussi longtemps qu’il le faut pour restaurer la viabilité de sa dette », a indiqué dimanche M. Guzman. (Belga)

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