L’Onu lance un plan humanitaire de près de 2 milliards contre la pandémie

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(Belga) Les Nations unies lancent mercredi un plan d’intervention humanitaire pour lutter contre le Covid-19 dans 51 pays d’Amérique du Sud, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie. Le budget s’élève à 2 milliards de dollars, soit 1,85 milliard d’euros, dont plus de 600 millions d’euros pour l’Unicef. Les enfants sont les « victimes cachées de la pandémie », souligne l’Onu.

« Quarante pour cent de la population mondiale, soit 3 milliards de personnes, n’ont pas la possibilité de se laver les mains avec de l’eau et du savon à la maison », s’inquiète Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef. Le geste est pourtant crucial pour lutter contre l’épidémie. Un établissement de santé dans le monde sur 6 ne dispose pas d’installations sanitaires adéquates, poursuit l’Onu. Les enfants n’ont pas d’endroit où se laver les mains dans plus d’un tiers des écoles du monde, et dans la moitié de celles des pays les moins développés. Les Nations unies se préoccupent des conséquences à court et à long terme sur la santé des enfants, sur leur bien-être, leur développement et leurs perspectives d’avenir. Ils sont des centaines de millions à ne plus être scolarisés. Des parents et des personnes s’occupant d’enfants ont perdu leur emploi. « Nous savons par expérience que plus longtemps les enfants vulnérables resteront loin de l’école, moins ils auront de chances d’y retourner », explique l’organisation. « Les fermetures lors de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 ont entraîné des pics dans le travail des enfants, de la négligence, des abus sexuels et des grossesses chez les adolescentes », poursuit-elle. En plus de limiter l’apprentissage, la situation réduit l’accès à la nutrition, aux programmes de santé, à l’eau potable et à la diffusion d’informations importantes. « Ne pas aider les pays vulnérables à lutter contre le coronavirus maintenant pourrait mettre des millions de personnes en danger », plaident les Nations unies. (Belga)