Coronavirus : le pétrole a perdu 60% de sa valeur depuis le début de l’année

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Le pétrole continue de couler. En effet, les cours du pétrole poursuivaient leur descente mercredi 18 mars 2020, le baril de référence américain touchant un plus bas depuis 2003, pris en étau entre une offre débordante et une demande mondiale sapée par la pandémie de coronavirus. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 27,91 dollars à Londres, en baisse de 2,82%, mais toujours au-dessus de son dernier plus bas de janvier 2016. Les deux cours de référence ont perdu près de 60% de leur valeur depuis le début de l’année.

La pression à la baisse devrait se poursuivre jusqu’à ce que l’Arabie Saoudite et la Russie redeviennent raisonnables

« Demande anéantie, offre excédentaire et guerre de l’offre entre l’Arabie saoudite et la Russie mettent les investisseurs en grande difficulté », a résumé Naeem Aslam, de Avatrade.

La pandémie de coronavirus et les mesures drastiques mises en place partout dans le monde pour contrer son avancée pénalisent fortement la demande en or noir, dans un contexte de guerre des prix entre Ryad et Moscou après l’échec de leurs négociations début mars lors de la dernière réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés.

« La pression à la baisse devrait se poursuivre jusqu’à ce que l’Arabie Saoudite et la Russie redeviennent raisonnables », a estimé de con côté Carsten Fritsch, de Commerzbank. « Ce qui n’est certainement pas le cas à l’heure actuelle », a-t-il ajouté.

Mardi, Ryad a annoncé vouloir accroître ses exportations de pétrole à plus de 10 millions de barils par jour, exerçant une pression supplémentaire sur les cours. Mais tous les pays ne sont pas armés pour tenir une longue période à ce niveau de prix bas, des craintes partagées lundi par les responsables de l’Agence internationale de l’Energie et de l’Opep dans un rare communiqué commun.

Parmi eux l’Irak, qui « demande instamment une nouvelle réunion Opep+ (…) pour discuter des mesures immédiates à prendre pour aider à équilibrer le marché du pétrole », a rapporté Al Stanton, de RBC.

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