Article 80, liberté de candidature et arrêté Ousmane Ngom : un accord sur les désaccords

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Les discussions ont été longues, acharnées autour de l’article 80 du Code pénal, de la liberté de candidature et de l’arrêté Ousmane Ngom. Mais la commission politique du dialogue national est finalement parvenue à un consensus autour de son propre désaccord.

« On est arrivé à un consensus qui consiste à faire une recommandation forte en direction de toutes les institutions pour qu’elles prennent toutes les mesures nécessaires pour accompagner et renforcer la décrispation de l’espace politique. Quand on parle d’institution, il y a le président de la République, l’Assemblée nationale… », rapporte Déthié Faye, coordonnateur du pôle des non-alignés dans « EnQuête ».

En ce qui concerne la liberté de candidatures, il s’est plutôt agi de demander une conciliation entre les articles 31 et 32 du Code électoral et les dispositions du Code pénal et du Code de procédure pénale. Autrement dit, de prévoir que pour qu’une personne soit déchue de ses droits, il faut que cela soit expressément prévu par le juge. L’objectif était surtout de faire recouvrer à Karim Wade et Khalifa Sall leurs droits civiques et politiques. Mais l’opposition a dit niet. Ainsi, il a été convenu de renvoyer ces questions sine die. Mais Déthié Faye ne veut surtout pas parler de fuite en avant. Il précise : « Non, il ne s’est pas agi de fuir la question.

Quand certains ont proposé d’acter le désaccord, on a estimé que ne serait-ce que sur l’arrêté Ousmane Ngom ou l’article 80, il n’est pas impossible d’avoir un consensus. Nous nous donnons donc la chance d’y revenir, quand les gens reviendront à la raison ». A l’en croire, l’origine du problème, c’est surtout quand certains ont commis l’erreur de le présenter sous un angle personnel. « Nous nous sommes demandé, insiste-t-il, ce qu’il est possible de faire pour décrisper la situation.

Il fallait donc savoir ce qui est à la base de cette crispation ? Les institutions vont faire le nécessaire pour que le climat soit plus stable ». Jeudi prochain, le dialogue se profile vers deux autres serpents de mer. Il s’agit des autorités en charge de l’organisation des élections et du statut du chef de l’opposition

DakarActu

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