Les journaux mettent en exergue la marche avortée de la plateforme « Nio Lank »

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Les différents quotidiens parus ce week-end se sont précipités à afficher à leur UNE la marche avortée des opposants à la hausse du prix de l’électricité, lesquels font le bilan de cette tentative de manifestation étouffée par les forces de l’ordre.

La grande majorité des publications retrace notamment le film de cette manifestation qui avait été interdite par le préfet de Dakar.

Les forces de l’ordre déployées vendredi en nombre sur les points névralgiques de Dakar et les axes menant à la Place de l’indépendance ont réprimé la manifestation à l’appel du collectif « Nio Lank » (On refuse) regroupant des mouvements et organisations contestant l’augmentation des prix de l’électricité. Une mesure entrée en vigueur au 1er décembre.

Une trentaine de protestataires ont ainsi été arrêtés par la Police avant d’être relâchés dans la soirée, ont rapporté plusieurs médias.

La police mate « Nio Lank », titre à sa Une Le Quotidien au sujet de cette marche que projetait de faire cette organisation à la Place de l’indépendance.

Illustrant sa Une de photos montrant des protestataires aux mains de la Police, le journal évoque une vingtaine d’arrestations et insiste sur le fait que le centre-ville de Dakar a connu une chaude après-midi.

Pour Sud-Quotidien, le centre de la capitale a pris vendredi des allures d’un bastion imprenable pour le collectif « Nio Lank ».

« C’est à cela qu’on a assisté hier avec l’impressionnant dispositif sécuritaire qui a étouffé dans l’œuf la tentative de rassemblement non autorisé dudit collectif à la Place de l’indépendance en guise de protestation contre la hausse des prix de l’électricité ».

Soulignant à sa Une que la Police a joué « aux gros bras », la publication a dénombré au final une trentaine d’arrestations, « des activistes et manifestation alpagués manu militari par les forces de l’ordre », non sans pointer « l’excès de zèle des policiers à l’égard des journalistes ».

« La Police sort la grosse artillerie », écrit tout en rouge Walf Quotidien à propos de la répression des manifestants opposés à la hausse des prix de l’électricité.

« Le protestataires n’ont pas pu accéder hier à la Place de l’indépendance lieu indiqué pour abriter le rassemblement. Le dispositif sécuritaire de la police est passé par là. Les forces de l’ordre les ont matés avant d’interpeller une quarantaine d’entre eux. La presse aussi en a reçu sa dose. Les journalistes ont été brutalisés et leurs matériels vandalisés par les forces de l’ordre », indexe le journal du groupe Walfadjri.

« La Police mate manifestants et journalistes », fait savoir de son côté Vox Populi. Selon le journal, les forces de l’ordre « s’en sont pris aux activistes resquilleurs et à la presse qui ne faisait que son travail ».

Davantage catégorique, L’AS fulmine à sa Une : « La Police mate la presse ».

Dans l’article consacré à cette actualité intitulé « la liberté de la presse en larmes », le journal soutient qu’après avoir très tôt muselé les leaders du mouvement Nio Lank, les forces de l’ordre ont décidé de prendre pour cible les journalistes en tirant à plusieurs reprises des grenades lacrymogènes sur eux tout en interpellant certains.

D’autres journaux ont mis en avant une sortie publique du ministre en charge du Pétrole et des Energies, Makhtar Cissé, en lien avec la hausse des prix de l’électricité.

« Les gens accepteront toujours une baisse, mais difficilement une hausse. La logique voudrait que tous les mois, nous révisions les prix des hydrocarbures », des propos de Cissé rapporté par le journal Enquête à sa Une.

« Tant que le Sénégal sera tributaire des cours mondiaux du pétrole, le gouvernement ne pourra envisager une baisse des coûts de l’énergie qu’avec la maîtrise des coûts de production », explique Makhtar Cissé, ancien directeur général de SENELEC, dans les colonnes du journal Kritik.

APS

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