Vers la création d’une école de son à Dakar

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Le Sénégal pourrait se doter d’une école de son basé à Dakar. C’est en tout cas le rêve de Prospère Afia Kassé, un des fondateurs de « Senemali », un groupe musical des années 1970-1980. Il a fait part de sa volonté de créer à Dakar, une école de « son et d’enregistrement » pour partager ses connaissances en la matière avec les jeunes sénégalais.

« Je suis à Dakar depuis septembre. Nous avons appris beaucoup de connaissances dans le domaine de la musique. Notre devoir, c’est de revenir partager avec les jeunes musiciens et techniciens ce savoir. Je veux créer une école de son et d’enregistrement », a-t-il dit.

Après plusieurs années au Pays-Bas, Prospère Afia Kassé, qui s’est spécialisé en ingénierie de son, est à Dakar, où il multiplie des ateliers avec les pensionnaires de l’Ecole des arts et de l’Orchestre national.

Pour le membre fondateur du groupe « Senemali », les jeunes musiciens et techniciens ont besoin d’un partage de connaissances dans le domaine du son pour améliorer la qualité de leurs productions.

« Les jeunes musiciens et techniciens ont besoin d’un encadrement pour être à niveau sur ce qui se fait dans le showbiz. Ils doivent être préparés psychologiquement pour pouvoir intégrer le showbiz mondial », a-t-il suggéré. Selon lui, au Sénégal, il y a un « retard » dans ce domaine.

« Je ferai tout mon possible, à chaque fois que j’aurai le temps de revenir au Sénégal pour partager ce que j’ai appris avec la jeune génération », a indiqué Prospère Afia Kassé.

Par rapport à la musique sénégalaise, le spécialiste en son estime qu’il y a « trop de monotonie », alors qu’on peut diversifier, en variant les genres musicaux. « Il n’y a que de l’animation. Il faut voir ou écouter les chansons, il n’y a que de l’animation. C’est bien, beau, ce n’est pas négatif, mais la musique sénégalaise a d’autres valeurs qu’on peut exploiter avec nos instruments », a-t-il estimé.

Prospère Afia Kassé a rappelé que dans les années 1970-1980, la musique sénégalaise se caractérisait par une certaine diversité, à travers la salsa (Laba Sosseh), l’afrobeat (Xalam), l’afro-mandingue (Ifambodi), entre autres.

« Si tout le monde fait la même chose, on n’avance pas », martèle-t-il, se félicitant par exemple que Youssou Ndour diversifie son style musical.

APS

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