Donald Trump condamné pour avoir bloqué son compte Twitter, une habitude de Macky Sall

Donald Trump est une nouvelle fois désavoué par la justice américaine. En effet, combien de Sénégalais seraient aujourd’hui, à avoir gain de cause contre le président Macky Sall si des plaintes introduites auprès des juges avaient produit les mêmes effets qu’aux Usa en défaveur de son homologue Américain, Donald Trump ? La question peut être aujourd’hui posée au Sénégal, où beaucoup d’utilisateurs des réseaux sociaux se plaignent d’être dans l’impossibilité d’accéder au compte Twitter de la présidence de la République et même de celui de Macky Sall, à cause d’un blocage dont ils font l’objet. Un blocage qui, aux États-Unis a abouti à la confirmation, par la justice américaine, en appel, d’une première décision rendue en mai 2018 dans un tribunal de New York que « Donald Trump n’a pas le droit de bloquer des gens, et notamment ceux qui le critiquent, sur le réseau social Twitter ».

Dans une de ses publications de ce mardi, le site huffingtonpost a signalé, pour légitimer la décision de la justice américaine, que les trois juges se sont notamment appuyé sur le fait que « le président américain faisait différents types d’annonce sur son compte, concernant aussi bien les politiques qu’il mène que des changements dans son administration », ont relayé plusieurs médias américains dont le Washington Post et The Hill. Des annonces au caractère jugé régulièrement officiel.

Les juges, poursuit la même source, ont également légitimé leur décision sur la base du « premier amendement (qui) ne permet pas à un officiel qui utilise un compte sur les réseaux sociaux de manière officielle, d’exclure des gens d’un dialogue parce qu’ils ont exprimé des opinions avec lesquelles l’officiel n’est pas d’accord ». Une attitude de Trump que les magistrats ont qualifié de « discrimination ». Par ailleurs, outre faire valoir le droit constitutionnel, les juges ont également rappelé que les écrits du président sur Twitter étaient des « documents officiels », faisant notamment écho à une déclaration similaire de Sean Spicer, ancien porte-parole de la Maison Blanche.

Rappel a été fait de cette affaire qui avait été portée en justice par le Knight First Amendment Institute de l’université de Columbia au printemps 2018. L’institut a également assuré à Cbs News qu’une quarantaine de personnes ont été débloquées par Donald Trump sur Twitter depuis juin. Ledit site qui a donné l’information a aussi signalé que cette décision de justice intervenait alors que Donald Trump s’apprêtait à animer, le jeudi 11 juillet prochain un sommet présidentiel sur les réseaux sociaux.

DakarActu

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