Alioune Tine plaide pour une libération de Khalifa Sall

Libérer Khalifa Sall « dans les meilleurs délais en ce mois de Ramadan». Tel est le vœu pieux de Alioune Tine qui est convaincu que la libération de Khalifa Sall repose entre les mains de Macky Sall. C’est la conviction d’Alioune Tine, fondateur d’Africa Jom Center. «C’est lui (le président de la République, Ndlr) qui peut le faire», a soutenu M. Tine, lundi 20 mai 2019, lors d’une audience, accordée, au front citoyen pour la libération de Khalifa Sall. Ce front a lancé une pétition pour la sortie de prison de Khalifa Sall.

Alioune Tine, par ailleurs, ancien patron de la Rencontre africaine des droits de l’homme (RADDHO), du Comité sénégalais des droits de l’Homme et d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest, avait d’emblée laissé entendre qu’il faut être «d’accord avec la libération de Khalifa Sall pour des raisons humanitaires et pour la préservation de la paix sociale civile».

M. Tine confie que cela fait «une douleur immense» de voir son ancien élève en prison. Il le présente comme «une personne douce, agréable à voir et qui ne mérite pas ce sort». C’est la raison pour laquelle, le fondateur d’Africa Jom Center demande que Khalifa Sall soit «libéré dans les meilleurs délais en ce mois de Ramadan». A l’en croire, cela est important «pour la stabilité du quinquennat et pendant qu’on est dans le dialogue politique». Il invite de ce fait à une loi d’amnistie. Poursuivant, l’ancien président du Comité sénégalais des droits de l’Homme est d’avis que «libérer Khalifa Sall est une mesure salutaire ».

Ce qui est bon «pour construire un nouveau Sénégal». Pour lui, il est «bon que les Sénégalais se réunissent face aux défis et mutations énormes à l’horizon ». Cela en mentionnant l’évènement du pétrole au Sénégal, le Jihadisme qui se propage comme «feu de brousse». Face à cela, indique M. Tine, «les gens ont besoin d’être unis», car «l’heure est au dialogue». Khalifa Sall est allé en prison dans le cadre de la reddition des comptes.

Mais pour Alioune Tine, «cela doit se faire dans le respect des droits». Il n’exclut pas le dialogue et la justice transitionnelle pour trouver les meilleures manières de le faire. Dans tous les cas, l’ancien d’Amnesty Afrique de l’Ouest plaide pour la réforme des Institutions. Cela, vu les contestations qui ont émaillé les décisions de justice au Sénégal dans le cadre de l’affaire de la caisse d’avance et autres.

Walfnet

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