Les chiffres sur l’emploi américain salués par Wall Street

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Les chiffres sur l’emploi américain séduit Wall Street. En effet, la Bourse de New York montait à l’ouverture vendredi 3 mai 2019, entraînée par des chiffres meilleurs que prévu sur l’emploi aux Etats-Unis en avril. Vers 13H50 GMT, l’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, s’appréciait de 0,47%, à 26.430,14 points. L’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, montait de 0,61%, à 8.085,87 points, et l’indice élargi S&P 500 de 0,46%, à 2.930,96 points.

Wall Street avait terminé en baisse jeudi, des commentaires de la banque centrale américaine (Fed) et la baisse des cours du pétrole incitant les investisseurs à retirer un peu de leur argent: le Dow Jones avait cédé 0,46% et le Nasdaq 0,16%.Vendredi les investisseurs accueillaient avec enthousiasme des chiffres reflétant un dynamique marché du travail aux Etats-Unis: quelque 263.000 emplois ont été créés en avril dans le pays et le taux de chômage est descendu à 3,6%, au plus bas depuis presque cinquante ans. Les salaires poursuivent de leur côté leur hausse régulière, la rémunération horaire moyenne s’affichant en hausse de 3,2% sur un an.

Dans l’ensemble, ces statistiques « sont à nouveau une preuve que les Etats-Unis ne sont pas proches de la récession comme beaucoup d’analystes tablaient en fin d’année 2018 », remarquent dans une note les analystes de Mirabaud Securities. « Avec une croissance de plus de 3% (3,2%) au premier trimestre 2019, une moyenne de près de 200.000 créations d’emplois par mois depuis le début de l’année et un taux de chômage au plus bas depuis 50 ans, la Fed pourra-t-elle vraiment baisser ses taux d’intérêt en fin d’année (comme attendu par le consensus)? », s’interrogent-ils.

Les avis étaient à cet égard partagés vendredi. « Nous nous attendons encore à un ralentissement de la croissance économique d’ici à la fin de l’année », a par exemple indiqué Michael Pearce, économiste pour Capital Economics, qui a notamment mis en avant le léger recul du nombre d’heures travaillées ainsi que la baisse, pour le deuxième mois d’affilée, du taux de participation au marché du travail (62,8%).Combinée à une faible inflation, l’anticipation d’un essoufflement de l’économie américaine « nous conforte dans l’idée que la Fed va baisser ses taux d’ici la fin de l’année », a-t-il estimé, un mouvement généralement bien accueilli à Wall Street.

En revanche pour Christopher Low, économiste à FTN Financial, « le retour à plus de 200.000 créations d’emplois (par mois) et la nouvelle baisse du chômage » conforte la position prudente de la Fed, qui a maintenu mercredi les taux directeurs au même niveau. « L’argumentation en faveur d’une baisse des taux s’est encore un peu affaiblie (vendredi) tandis que l’idée d’un statu-quo prolongé s’est affermi ». Le taux d’intérêt à 10 ans sur la dette américaine montait sur le marché obligataire à 2,529%, contre 2,541% jeudi à la clôture.

Nasdaq

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