Le Ndoucoumane enregistre 15 décès liés au paludisme

La région de Kaffrine peine à éradiquer la maladie engendrée par les moustiques. Suffisant pour le point focal paludisme de la région médicale de Kaffrine, Ousseynou Fall, d’alerter contre une « augmentation drastique » des cas de paludisme dans le Ndoucoumane.

De 3878 en 2017 le nombre de cas de paludisme est passé à 8483 en 2018. La région de Kaffrine a ainsi enregistré 8.483 cas de paludisme pour 15 décès en 2018, contre 3.878 cas et 7 décès en 2017, selon Ousseynou Fall. « Pour l’année 2018, le nombre de cas de paludisme confirmés s’élève à 8483. Et pour la mortalité, nous avons 15 décès liés au paludisme durant l’année 2018. Ce qui nous donne une mortalité proportionnelle paludisme de 24% », a-t-il souligné.

En 2017, a-t-il rappelé, l’incidence était de 5,6 pour mille et 12,85 pour mille en 2018.Par rapport à la morbidité proportionnelle du paludisme, c’est-à-dire les cas de paludisme par rapport aux autres maladies, la région médicale de Kaffrine a enregistré un taux de 1,57% en 2018, a indiqué le point focal. Il a fait par ailleurs noter que la région médicale de Kaffrine a atteint un taux de 50,04% en matière de traitement préventif intermittent (TPI 3).

Ousseynou Fall annonce une réflexion en cours sur les causes de l’augmentation du nombre de cas de paludisme dans le Ndoucoumane en 2018.Les populations de Kaffrine sont invitées à respecter les mesures de prévention et à utiliser à bon escient les moustiquaires à longue durée d’action (MILDA).

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