Les femmes, au cœur de la lutte contre le sida, selon Dr Safiétou Thiam

« On ne peut pas réussir la lutte contre le sida sans les femmes parce que dans le contexte de l’Afrique subsaharienne, c’est une épidémie féminine. Il y a plus de femmes atteintes que d’hommes », a dit le Dr Thiam dans un entretien accordé à l’APS mercredi 13 mars 2019.

Aux yeux de la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS, la lutte contre le sida en Afrique subsaharienne est inconcevable sans l’implication des femmes).

« Dans la prévention de la transmission mère-enfant, on ne peut pas réussir sans la femme parce c’est la mère qui le [le VIH] transmet à son bébé », a-t-elle expliqué. Elle estime que « la mère doit prendre la responsabilité de se dépister et de venir prendre son traitement pour éviter de le donner à son enfant ».

Selon elle, l’analyse des cohortes de traitement a montré qu’il y a « plus de femmes sous-traitement que d’hommes ». « Les femmes acceptent de se faire dépister et les quelques rares qui refusent, c’est souvent parce que leurs maris s’y opposent », a-t-elle ajouté.

Elle a insisté sur le fait que « la lutte contre le sida doit se faire avec les femmes et pour les femmes par la prise en compte de la question du genre ». Il faudra aussi voir « pourquoi les hommes sont plus réticents au dépistage que les femmes », a-t-elle ajouté.

Selon elle, « les problèmes économiques liés à l’emploi des femmes et à leur autonomisation ainsi que les violences basées sur le genre rendent la femme vulnérable ».

Elle a signalé que des activités génératrices de revenus ont été intégrées dans la lutte contre le sida dans le cadre d’une approche globale qui touche beaucoup de facteurs liés à la pauvreté qui expose souvent les femmes.

« Il faut régler le problème de l’autonomisation des femmes, le problème de l’emploi des femmes et des violences basées sur le genre pour regler le problème du VIH », a-t-elle conclu.

APS

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