Guinée-Bissau- élections législatives : des citoyens privés de leur droit civique

Plusieurs milliers d’électeurs sont privés de vote en Guinée-Bissau où 61 000 électeurs inscrits ont voté dimanche 9 mars 2019 pour un scrutin législatif à la proportionnelle à un seul tour. Ils élisaient leurs 102 députés. L’opération s’est globalement déroulée dans le calme. Toutefois, environ 3% d’électeurs sont restés sur le carreau, leurs noms n’apparaissant sur aucune liste. Globalement le scrutin s’est bien déroulé, ont constaté les observateurs de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).  « Nous avons constaté un calme et une discipline de la part des électeurs, détaille Kadre Desire Ouedraogo, le président de la commission d’observation. Nous avons constaté également une forte mobilisation dans les bureaux de vote que nous avons visités. »

Si tout s’est passé dans le calme, un goût amer est cependant resté. Des milliers d’autres électeurs dûment inscrits n’ont pas pu voter, leur nom n’étant pas apparu sur les listes affichées devant les bureaux de vote. La Commission nationale des élections (CNE) estime ainsi que 2,7% des électeurs n’ont pas voté à cause des irrégularités sur le fichier et les défaillances de l’outil informatique utilisé dans le recensement. Ces électeurs estiment que la CNE a volé leurs droits civiques. Un Premier ministre « fier »A la fermeture des bureaux de vote, cette question n’avait toujours pas été tranchée et aucune réaction de l’opposition n’a encore été enregistrée. Le dépouillement a tout de même commencé à l’heure, à portes ouvertes et le décompte s’est poursuivi parfois tard dans certaines localités.

Des lampes torches ont même été utilisées. La bonne tenue de ce scrutin, « compte tenu des difficultés », a été saluée par le Premier ministre Aristides Gomes : « Je suis fier de tous ceux qui ont participé à ce processus. Je suis fier de la capacité de négociation qui a été démontrée. Je suis fier de tous ceux qui ont pu trouver des solutions aux problèmes qui étaient énormes quand on a décidé de rétablir la confiance dans notre pays, et quand on a décidé de mener tout le monde à la négociation pour pouvoir aller aux élections. »Les premières tendances ne seront pas connues avant 48 heures, et les premiers résultats, en fin de semaine.

RFI

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