Les déserteurs de l’armée malienne rentrent dans les rangs

A picture taken on November 1, 2017 shows vehicules of the Malian army taking part in the 'Hawbi' tactical coordination operation in central Mali, in the border zone with Burkina Faso and Niger as a joint anti-jihadist force linking countries in the Sahel began operations on November 1. The world's newest joint international force, the five-nation G5 Sahel plans to number up to 5,000 military, police and civilian troops by March 2018. The 5,000 will comprise two battalions each from Mali and Niger and one each from Burkina Faso, Chad and Mauritania. / AFP PHOTO / Daphné BENOIT

Plus de 500 déserteurs de l’armée malienne, sur le millier qui avaient rejoint en 2012 les rangs de la rébellion principalement touareg dans le nord du pays, ont répondu positivement à un appel de rejoindre l’armée, a annoncé samedi un responsable de la mise en oeuvre du processus de paix.

Mi-janvier, trois ministères – Cohésion sociale, Défense, Sécurité – avaient « invité les militaires anciennement membres des Forces armées et de sécurité à se faire enregistrer » auprès des autorités militaires les plus proches de leur lieu de résidence. « Des personnels anciennement membres des Forces armées maliennes (FAMa) mais qui avaient déserté regagnent la famille FAMa », se sont réjouis une semaine plus tard le ministère de la Défense et l’état-major de l’armée.

Ce retour dans les rangs de l’armée concerne des officiers, sous-officiers et hommes de troupe, qui seront appelés à suivre un « recyclage » avant leur redéploiement, selon ces sources. « Aujourd’hui, sur un millier de déserteurs, 538 ont répondu physiquement présents », a précisé samedi Zahabi Ould Sidy Mohamed, le président de la Commission nationale Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), un processus né de l’accord de paix de 2015. « Ils ont rallié les localités indiquées.

C’est une bonne chose pour le processus du DDR et pour la paix », a-t-il ajouté. La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui fédère les principaux groupes de l’ex-rébellion, avait indiqué que cet appel ne « l’engageait pas », se référant à un projet de décret devant fixer les modalités de « reclassement des ex-combattants ».

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit. Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes, dont l’application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires. (Belga)

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