Les pires couacs qui ont secouées la campagne du PUR

Pires début de campagne du parti PUR marqué par des manquements graves qui menacent la campagne électorale du candidat Issa Sall. Les deux premiers jours n’ont pas du tout été faciles. Bourdes protocolaires, des conditions de travail, très difficiles pour les journalistes, manque de coordinations, autant de couacs qui donnent l’impression que l’équipe chargée de l’organisation de sa campagne se cherche encore.

Deux jours auront suffi pour relever les capacités organisationnelles des équipes de campagne des 5 candidats. Novice en la matière, le Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) n’est pas exempt de reproches dans son mode de fonctionnement. Non-respect du calendrier protocolaire, itinéraire qui change d’un moment à l’autre sans consentement, des conditions de travail très difficiles, excès de sécurité, etc. Tels sont les couacs qui ont marqué les premiers jours de campagne de ce candidat et son équipe.

Au premier, tout le monde a été convié à 15 heures pour se rendre dans la banlieue devant abriter le meeting d’ouverture qui a été prévue à Pikine, à 17 heures. À la grande surprise, la caravane n’a pu quitter le quartier général de ce parti catalogué religieux qu’aux environs de 19 heures, en rangs dispersés. À cause des malentendus sur l’itinéraire à suivre et un problème logistique qui ont fait retarder l’heure de départ qui était prévue à 16 heures. Ensuite les véhicules mis à la disposition de l’équipe ne pouvaient pas transporter tout le staff. Pour une dizaine de véhicules 4×4, le professeur Issa Sall recrute plus de 50 gorilles pour assurer la sécurité. Un nombre qui dépasse largement les places disponibles dans les véhicules.

A cela s’ajoute une pléthore de militants et une vingtaine de journalistes invités à faire le tour du Sénégal avec ce candidat. Non seulement relégués au second plan, mais les techniciens de l’information n’ont droit qu’à un vétuste bus TATA. Et cela, après moult négociations. Interpellés sur la question, un membre du directoire de campagne s’exclame : «Nous ne sommes pas tenus à vous transporter. Vos organes de presses respectifs devaient prendre des dispositions comme l’a fait la Rts. Eux sont venus avec tous leurs moyens pour sillonner avec nous le territoire national», laisse entendre ce dernier, en parfaite méconnaissance des clauses entre son candidat et ces organes. Après cette brouille, le ton est donné. Destination Pikine. En cours de route, les hommes de sécurité écartent le bus transportant les journalistes du cortège. Motif, ils n’ont pas reçu de consigne pour les prendre en charge. «Le bus n’entrera pas dans le cortège. Nous n’assurerons pas sa sécurisé», crache un gros gaillard encagoulé. C’est le début d’un calvaire. Du rond-point Cambérène jusqu’au lieu devant abriter le meeting. Coincé par les embouteillages, la flèche continue son chemin.

Fin de la course, le candidat arrive sur les lieux à 21 heures sans sa presse. L’attente fut longue car le bus était perdu dans les artères de la banlieue en cherchant à gagner du temps. À la fin du meeting, l’équipe gère son candidat en laissant sur place les journalistes. Estimant être laissés à eux-mêmes, ces derniers se rebellent. Le chargé de communication injoignable, celui affrété à la presse invisible. Heureusement, les papiers ont été envoyés malgré la fin tardive du meeting clôturé aux environs de 00 heure. Après quelques échanges avec les organisateurs, de nouvelles règles du jeu ont été adoptées.

Au deuxième jour, la situation empire. Le départ a été donné à 08 heures et demi au quartier général où a été programmé un petit-déjeuner. Rien. Certains membres du staff sont venus à 10 heures passées de quelques minutes. Le même vieux bus TATA est affecté aux journalistes pour faire le tour du Sénégal. Les journalistes s’opposent. Un changement est promis. Pendant ce temps, le candidat se défoule sur l’équipe par rapport au montant élevé de carburant. Selon certaines indiscrétions, un manque de moyens serait à l’origine de son courroux. Parce que, soulignent nos sources, Issa Sall estime qu’il ne pourra pas assurer à tous les véhicules du carburant durant 21 jours. Il faut que des dispositions soient prises. Le staff prend du recul. Pendant deux heures, la caravane qui doit faire le tour de la capitale sénégalaise pour arriver à Mbour à 20 heures reste sur place. Raison de ce retard, les véhicules ne peuvent pas transporter tout le monde. À cela s’ajoute celui mis à la disposition de la presse. Entre temps, le candidat effectue un déplacement à la prison de Rebeuss pour rendre visite à Khalifa Sall.

C’est à 11 heures 30 minutes que la caravane prend son départ. Les journalistes confinés dans un bus de 19 places commencent à râler encore. Les uns optent pour le boycott, d’autres essaient d’y aller, malgré les difficultés. «Nous n’avons pas invité plus de 10 organes. Les autres sont obligés de descendre», ordonne, Moustapha Sarr, le chargé de la presse. Une décision qui n’a pas amélioré les conditions. La connexion qui a été promise n’est pas au rendez-vous. Le petit déjeuner et le repas, n’en parlons pas.  «Ce qui nous intéresse, c’est notre candidat», tonne une voix.

À Mbour, au-delà du retard accusé, d’autres problèmes liés à un manque d’organisation ont été notés. Le dîner n’est pas assuré. Idem pour le lieu où les journalistes de télévisions peuvent monter et envoyer leurs éléments. Trouver un local pour passer la nuit a été un véritable casse-tête pour les journalistes et les militants. C’est finalement, aux environs de 2 heures et demie qu’un militant a mis une maison à la disposition de la délégation. Le leader logé dans une autre concession, les nervis ailleurs.

Le troisième jour, certains rectificatifs ont été apportés. La connexion promise de nouveau. Le bus jugé trop étroit sera remplacé. Par ailleurs, la caravane du troisième jour a été pragmatique. Parce que le candidat a pu faire le tour de toutes les localités inscrites dans son calendrier avant 18 heures pour rallier Tataguine son ville natale.

WalfQuotidien

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