RTS : les points forts et les points d’améliorations des cinq candidats

Le passage des cinq candidats à l’élection présidentielle est marqué par les bons et mauvais points de ces derniers. Les cinq candidats à la Présidentielle du 24 février 2019 ont démarré dimanche 3 février dernier leur campagne. S’ils ont tous été sur le terrain, pour convaincre les citoyens sénégalais à adhérer à leur programme, leur premier passage à la RTS a été également déterminant. WalfNet relève les bons et mauvais points de leur prestation.

Madické Niang : « je n’ai pas aimé la façon dont le pays a été géré par Macky Sall »

Madické Niang  a plutôt axé son discours sur le bilan de Macky Sall. « Nous avons ensemble enduré dans la dignité les souffrances et les injustices caractérisées par une instrumentalisation  de la Justice et par une mal-gouvernance avérée … ». Avec ces premiers mots, Madické NIANG, qui a semblé plus chercher à contredire ceux qui le présentent comme un cheval de Troie de Macky Sall, a été sur la défensive et s’est présenté comme un « meer nguébou » (quelqu’un qui s’engage pour réparer une injustice).

La version wolof de son intervention a été sans doute plus accrochant. Et le candidat de la coalition « Madické2019 », qui ne brille pas pour son charisme, devrait davantage privilégier la langue nationale.

Macky Sall : entre le second et le deuxième mandat

En quelques minutes, Macky Sall a voulu faire le bilan des sept ans qu’il a passé à la tête de l’Etat. Un exercice impossible qui ne lui a permis que de noter ses programmes sociaux. Macky Sall a zappé la langue wolof qu’il n’a utilisée que pour remercier.

Le président sortant s’est voulu le garant de la paix et de la stabilité du Sénégal.

Issa Sall : l’engagement comme un sacerdoce

Cinq candidats, c’est sans doute celui du PUR qui effectué la meilleure sortie sur la forme que comme sur le fond. Après avoir commencé par saluer les Sénégalais dans leurs différentes langues maternelles, Issa SALL est revenu sur sa carrière avant de donner les raisons qui l’ont incité à descendre dans l’arène politique. Une présentation qui ne lui a pas empêché de parler de son programme et d’évoquer la suppression de la caisse noire et de proposer un gouvernement de 20 membres.

En détaillant son bulletin de vote qui apparaissait à l’écran, Issa Sall s’en est pris à l’intelligence de certains Sénégalais.

Idrissa Seck : « je vous ai entendus »

Ce n’est pas lui qui parle mais les Sénégalais à la rencontre de qui il a été. Par ce moyen subtil, l’ancien Premier ministre se présente comme le dépositaire des préoccupations des Sénégalais. Ce qui lui a permis de passer en revue les échecs du régime de Macky Sall et de s’ériger en porte-parole de ses concitoyens.

Beaucoup trop concentré, donnant l’impression d’être attaché à son siège, Idrissa SECK dont la gestuelle a été absente, a plus fait dans les détails, en s’arrêtant longuement sur les vols de bétail et autres petits larcins.

Ousmane Sonko : « la victoire est imminente et irréversible.

L’ancien inspecteur des impôts et des Domaines, candidat de la coalition « Sonko-Président » a fait la plus grande parité de son discours en wolof. Il s’est posé en alternative crédible à la gouvernance de Macky Sall dont il a dénoncé certains aspects. Se voulant différent des autres hommes politiques, Ousmane Sonko s’est voulu confiant quant à sa victoire finale. « La victoire est imminente et irréversible  », clame-t-il.

Trop de temps consacré à remercier ceux qui lui ont permis d’avoir les signatures requises pour le système de parrainage.

WalfNet

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