Les bourreaux de Oumar Faye écopent de trois mois de prison assortis du sursis

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Encore du sang versé au Sénégal, hanté depuis quelques années par le virus de la violence. Pour une banale histoire, le couple Ndiaye se retrouve en prison avec leur enfant de moins de 6 mois. Suite à une dispute qui a éclaté à la borne fontaine, ils ont tabassé leur colocataire en lui occasionnant des blessures avec un couteau.  Attraits lundi 14 janvier 2019, à la barre des flagrants délits pour coups et blessures volontaires ayant entrainé une incapacité temporaire de travavail de 10 jours au préjudice de Oumar Faye. Les prévenus ont écopé de trois mois assortis du sursis. 

 La dame Oumar Faye qui officie au ministère de la Fonction publique, a soldé ses comptes avec ses colocataires, Oulimata Diallo et Aly Ndiaye au Tribunal des flagrants délits de Dakar. Ces derniers sont poursuivis pour Coups et Blessures Volontaires (Cbv) ayant entrainé une Itt de 20 jours. Revenant sur sa mésaventure, la partie civile raconte que le jour des faits, elle était en en train de puiser de l’eau au robinet. Selon elle, Aly Ndiaye a enlevé son sceau et a déposé le tien. « Je lui ai demandé les raisons et il m’a insulté avant de me tabasser. Suite à mes cris de détresse, mes sœurs sont venues à ma rescousse. C’est ainsi qu’elles m’ont prêté main forte », dit-elle.

A l’en croire, la femme de Ndiaye est sortie de sa chambre avec un couteau à la main avec lequel, elle lui a asséné des coups. En dépit du préjudice qui lui est causé, la victime a demandé le franc symbolique.

Par contre, ses accusations ont été battues en brèche par les prévenus. Dans sa version des faits, Oulimata Diallo indique que c’est la partie civile qui les a provoqués pour la troisième fois. « J’ai vu ses frères et sœurs qui sont aux nombres de 4, en train de s’acharner sur mon mari et je suis sortie avec un couteau pour leur faire peur. Je ne lui ai pas asséné des coups de couteau», s’est-elle dédouanée.

Plus docile que sa femme, Aly Ndiaye soutient qu’il va quitter cette maison pour que tout le monde puisse avoir la paix. « Je ne l’ai pas frappé, mais je l’ai insulté », dit-il. Le procureur estime que les faits sont constants et a requis l’application de la loi.

L’avocat de la défense quant à lui, a plaidé une application bienveillante de la loi. Au finish, les prévenus ont été condamnés à 3 mois assortis du sursis.

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