Assane Diouf livré au Sénégal « par un mensonge d’Etat », selon Me Ciré Clédor Ly

Le Conseil de de Assane Diouf, Me Ciré Clédor Ly n’est pas passé par le dos de la cuillère pour dénoncer la procédure par laquelle son client a été livré au Sénégal. Selon lui, le juge n’a pas suivi les réquisitions du parquet qui, lors du procès la semaine dernière, avait requis 5 ans ferme. Il n’a pas été convaincu par les dénégations systématiques d’Assane Diouf.

«Le chemin qu’arpente notre pays est un danger pour toutes les libertés et c’est un constat aussi que le pays n’a rien à faire de toutes les Conventions internationales qu’il a eu à signer. La décision prise contre Assane Diouf est de le discréditer en le présentant comme un malade mental, puisque que le tribunal a demandé qu’il se soumette à des examens psychiatriques. Mais le tribunal n’a pas pris des dispositions appropriées pour que cela puisse se faire. Ce qui veut dire que c’est une décision qui n’a pas de sens et qui n’est pas applicable. On ne peut pas en faire respecter. Il a été décrété sa mort civile en violation de toutes les Conventions internationales et de la Constitution : privation du droit d’association, du droit de parole, du droit d’expression, du droit d’avoir une opinion, privation d’apparaître dans une télévision, de parler à la radio et même de paraitre dans des vidéos.

L’ensemble des libertés et des droits d’Assane ont été confisqués. Cette décision, on la soumettra aussi au Comité des Droits de l’homme, parce qu’Il faut qu’on sache que ce pays obéit à des règles, a une Constitution et que ce pays n’est pas isolé. Qu’il est dans un concert de nations et qu’il y a des chartes qu’il se doit de respecter. Cette décision n’est pas une décision juridictionnelle, mais une décision politique. Tout le monde sait comment, par un mensonge d’Etat, Assane Diouf a été livré à l’Etat Sénégal et comment on l’a provoqué au niveau du commissariat pour pouvoir l’arrêter et le mettre en détention. Nous avons vu, bien que la loi ait donné des délais impératifs pour qu’il soit jugé, comment il a été maltraité, brutalisé. On lui a fracassé la jambe. Il a fallu que la CEDEAO soit saisie pour que son dossier soit programmé (…)», réagit Me Clédor Ly.

WalfQuotidien  

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