Abdoulaye Baldé refuse de défendre le bilan de la CREI

«Je ne défendrai pas le bilan de la CREI ». Tels sont les mots de Abdoulaye Baldé qui a décidé de soutenir Macky Sall à la présidentielle parce qu’aucun autre candidat de l’opposition ne lui a tendu la main. Le leader de l’Ucs qui en a fait la révélation à Thiès ce week-end, estime aussi que le pays gagnerait à garder Macky  Sall à sa tête pour qu’il achève ses projets.

Abdoulaye Baldé a saisi l’occasion du conclave des Jeunes de son parti ce week-end à Thiès pour s’expliquer sur les raisons qui ont présidé à sa décision de taire pour l’instant ses ambitions présidentielles et de soutenir la candidature du président sortant, candidat à sa propre succession. Laquelle décision s’explique, selon lui, par le fait que non seulement aucun candidat de l’opposition ne lui a tendu la main, aussi et surtout par la claire conscience qu’il a, que le pays gagnerait à reconduire le président Macky Sall à sa tête pour un second mandat qui lui permettrait d’achever ce qu’il a commencé, au lieu de le remplacer par un autre qui va l’engager dans un éternel recommencement. Ce qui, pour lui, ne veut aucunement dire qu’il adhère à tout ce qui est en train de se faire.

A ce titre Abdoulaye Baldé de regretter la politique de jeunesse du régime Macky Sall. Une politique qui, contrairement à celle de l’ancien président Abdoulaye Wade qui croyait aux jeunes, semble plus faire confiance aux vieux. «Le président  Wade avait beaucoup misé sur la jeunesse à qui il faisait entière confiance pour la réalisation de ses ambitieux projets. Mais malheureusement son successeur s’est entouré de vieux. Même s’il est vrai que ces anciens sont parfois l’incarnation de la sagesse et l’expérience, il demeure qu’ils n’ont plus la force et la fougue des jeunes». Aussi Abdoulaye Badé de souhaiter que, le président Macky Sall, s’il est réélu, fasse beaucoup plus confiance aux jeunes.

Quid de la justice et de son fonctionnement ? La aussi, le leader des centristes a vertement décrié le mode de fonctionnement et les attributions de cette institution judiciaire qu’est la Cours de répression de l’enrichissement illicite, (Crei). «Je ne défendrai pas le bilan de la Crei. Je ne suis pas du tout en phase avec le président Macky Sall quant à la direction et au fonctionnement de cette institution judiciaire. J’ai toujours dit que je suis contre la Crei et la manière dont elle fonctionne. Je l’avais dit hier et je le redis aujourd’hui, il faut, en un moment donné, savoir s’oublier soi-même  pour l’intérêt général de la nation».

Au-delà et revenant sur la présidentielle de 2019, le centriste en chef dira regretter qu’il n’y ait pas eu une discrimination positive en faveur des femmes candidates à la candidature. Surtout en ces moments où il est beaucoup question de parité. Pour lui, il est tout à fait regrettable que toutes les femmes postulantes à la candidature aient été, par le biais du parrainage, écartées de la course à la présidentielle. Car, quoi qu’on dise une voix féminine dans cette course aurait pu apporter un plus dans cette élection. Pour dire qu’à l’avenir des dispositions particulières devraient être mises en place pour corriger cette regrettable état de fait et qu’au moins il y ait une femme candidate à la présidentielle.

WalfQuotidien  

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