Saliou Tall évoque la bonne santé de l’hôpital régional de Kaolack

Le Directeur Général de l’hôpital régional de Kaolack, Saliou Tall, réagissant à une sortie de syndicalistes faisant état d’arriérés de salaire que l’institution resterait devoir à certains de ses agents, a assuré que sa structure « se porte bien et fonctionne correctement ».

« L’hôpital régional de Kaolack se porte bien et fonctionne correctement. Aujourd’hui, aucun salaire n’est dû au personnel. Les salaires sont toujours payés dans les délais réglementaires », a-t-il déclaré mardi au cours d’une conférence de presse.

« Les primes de motivation ainsi que les autres indemnités et primes sont toujours payées durant le mois en cours », a assuré M. Tall, qui reconnait toutefois que « seules les primes de responsabilité font l’objet d’arriérés » en raison de leurs montants élevé.

A l’en croire, cela s’explique par le fait qu’« exceptionnellement, à l’hôpital de Kaolack, tout le personnel est jugé responsable et bénéficie de cette prime de responsabilité, au moment où dans les autres hôpitaux du Sénégal, cette prime est payée seulement aux chefs de service et aux surveillants ».

Le directeur de l’hôpital régional de Kaolack réagissait au mouvement d’humeur du syndicat regroupant les travailleurs affiliés à l’Alliance des syndicats autonomes de la santé « And Gueusseum ».

Outre le point portant sur les salaires, cette structure syndicale a par ailleurs dénoncé la convention signée par la direction de l’hôpital avec un laboratoire privé, affirmant que de ce fait, « les ressources de l’hôpital bénéficient à ce privé ».

Le directeur précise que la signature de cette convention résulte du constat selon lequel « les malades étaient orientés systématiquement vers des cliniques privées pour des analyses au motif que certaines analyses n’étaient pas disponibles du fait de pannes d’appareils ou de rupture de réactifs ».

« De ce fait, l’hôpital subissait une perte mais aussi les patients payaient le tarif au privé qui fait le double de celui de l’hôpital », a-t-il fait valoir, ajoutant que « pour remédier à cette situation, l’hôpital a signé une convention avec un laboratoire privé qui s’engage à ne faire que les analyses n’existant pas au sein de l’hôpital et à réduire ses tarifs de 50% ».

Sur l’accusation des syndicalistes concernant une augmentation unilatérale des tarifs, il répond que « l’hôpital El Hadj Ibrahima Niass fait partie des hôpitaux qui ont les plus bas tarifs » du Sénégal, non sans relever que le directeur « n’a pas le pouvoir d’augmenter ou de baisser des tarifs, tâche qui revient au conseil d’administration ».

Il a mis l’accent sur les progrès enregistrés par l’hôpital régional de Kaolack, qui peut selon lui se prévaloir d’un service d’accueil et d’urgence (SAU), d’un projet d’établissement validé, d’un centre de diabète construit et équipé, entre autres acquis.

APS

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