Les professionnels de la santé décrètent six jours de grève

Les structures sanitaires du Sénégal seront encore paralysées pour six jours en raison du mouvement d’humeur des médecins. En effet, l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (Asas) Sutsas-Sudtm-Sat Santé/D And Gueusseum a décliné, hier, son 12ème plan d’action. Ainsi, il a été décrété 144 heures, c’est-à-dire 6 jours de grève. Ce, à compter d’aujourd’hui.

Face à ce qu’ils qualifient d’indifférence des autorités par rapport à leurs revendications, les Syndicats de la santé ont décidé de corser la lutte. Mballo Dia Thiam et ses camarades ont décrété, hier, un mot d’ordre de 144 heures à compter d’aujourd’hui. Et lors d’un face-à-face avec la presse, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, son collègue de la Fonction publique et le directeur général de la Couverture maladie universelle (Cmu) en ont pris pour leur grade. «Après la lettre de rappel adressée à Madame le ministre de la Fonction publique, elle n’a daigné, ne serait-ce que par courtoisie républicaine, en accuser réception à défaut de répondre, malgré les 96 heures de grève des 18, 19, 25 et 26 septembre 2018 avec abandon du service minimum», déplorent Mballo Dia Thiam et Cie. Pendant ce temps, poursuivent-ils, c’est la «politique du dilatoire et de basses manœuvres» de déstabilisation de certains médecins chefs de district et du Directeur des ressources humaines du ministère de la Santé à l’endroit de certains de leurs camarades notamment les communautaires et les contractuels qui est constatée. Ils déplorent le fait que les paramédicaux soient les parents pauvres du Cabinet et des Directions du ministère de la Santé.

Et comme si cela ne suffisait pas, ils soutiennent que la Couverture maladie universelle (Cmu) continue de ruiner les structures sanitaires et hospitalières pendant que son Directeur général excelle dans «l’amalgame et la désinformation au lieu de chercher les moyens de sa politique». «And Gueusseum rappelle qu’en octroyant une indemnité de représentation médicale à une minorité bien que méritante, le gouvernement devait penser à cette armée de sages-femmes, infirmiers, assistants infirmiers et travailleurs sociaux qui les représentent et les remplacent à longueur de temps (1 300 médecins pour 15 000 000 d’habitants) en prenant les mêmes risques», soulignent-ils.

Les grévistes mettent en garde tous ceux qui participent «aux manœuvres d’intoxication, d’infiltration et de diabolisation de sa lutte car les taupes ont été démasquées comme des cadavres en plein marché».

WalfQuotidien

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