Présidentielle 2019 : le MPS dénonce, la Cena précise

Bras de fer le Mouvement populaire socialiste (Mps/Selal) et la Commission électorale nationale autonome (Cena). En effet, le président de la Cena a réagi sur la sortie du Mouvement populaire  socialiste (Mps/Selal) en soulignant que les personnes qui demandent la démission de la Cena font la mauvaise interprétation de la loi sur le fichier électoral.  Mamadou  Bamba Ndiaye et Cie persistent et signent.

Malgré la sortie du président de la Cena Doudou Ndir, quelques heures après la publication du communiqué de son Bureau politique, le Mps/Selal, lui rappelle que son interpellation porte sur «la question de l’éthique». Mamadou Bamba Ndiaye et ses camarades soulignent, qu’ils condamnent, «la transformation d’un organisme autonome de supervision et de contrôle du processus électoral, issu de difficiles luttes et sacrifices des démocrates, en un vulgaire appendice du ministre de l’Intérieur». Ils indiquent que le communiqué de Doudou Ndir, «est une nouvelle illustration qui prouve le bien-fondé de nos dénonciations». D’après eux, il s’est érigé «en avocat» du ministre de l’Intérieur qui refuse à l’opposition tout accès au fichier électoral. Il l’a fait en s’appuyant sur une interprétation «tendancieuse et alambiquée» de dispositions du Code électoral que l’opposition n’a jamais évoquées. «Juriste et magistrat, il ne peut ignorer que ces dispositions concernent uniquement la remise, quinze jours avant la date des élections, du fichier éclaté par bureaux de vote en vue de leur utilisation par les représentants des candidats au sein des bureaux de vote», dénonce le Mps. Qui indique que cela n’a rien à voir avec le contentieux qui oppose actuellement le pouvoir à l’opposition et sur lequel une Cena dignement composée aurait exercé ses prérogatives légales.

Le Mps, affirme qu’il «feint d’ignorer que l’opposition réclame le respect de l’article L45 qui dispose que ‘les partis politiques légalement constitués ont un droit de regard et de contrôle sur la tenue du fichier’». Il s’agit, selon le Mps, d’un droit «intangible et permanent». «Il n’est nullement question dans cet article de parrainage, de candidats, de pré-candidats, d’investis ou de toutes les notions qu’il invoque pour noyer le poisson». D’après toujours, Bamba Ndiaye et Cie, un président de la Cena digne de ses illustres prédécesseurs aurait exercé son droit de rectification et de substitution pour faire appliquer l’article L45. «Un président de la Cena conscient de ses devoirs serait intervenu pour mettre fin à la corruption massive notée autour du parrainage et dont de hauts responsables de l’Apr ont témoigné à l’encontre de leurs propres frères de parti».

Le bureau politique du Mps/Selal renouvelle avec insistance, au nom de la loyauté due à la République par ses serviteurs, son appel au président et à tous les membres de la Cena pour qu’ils démissionnent immédiatement de leurs fonctions, à défaut de s’en acquitter convenablement.

Doudou Ndir, dans un communiqué pour répondre à ceux qui doutent de l’utilité de la structure, estime que certaines personnes font une mauvaise interprétation de l’article L.11 par rapport à la gestion du fichier électoral. En outre, il souligne que la structure qu’il dirige est «permanente, dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie financière», qui fonctionne à plein régime et suit de près tout ce qui touche au processus électoral. A l’en croire la Cena se réunit régulièrement en Assemblée générale et exerce pleinement sa mission de contrôle et de supervision des activités du ministère en charge des élections. Du reste, se réjouit-il, la Cena a rendu possible la création d’un cadre de concertation entre ses plénipotentiaires et ceux de la Direction générale des élections pour, à chaque fois que de besoin, trouver des solutions ponctuelles à des problèmes ponctuels, réduisant ainsi à leur plus simple expression les échanges épistolaires. Doudou Ndir justifie sa sortie par le fait qu’une «certaine opinion» s’interroge, depuis un certain temps, sur le rôle et les missions de la Cena en ces moments d’effervescence politique préalables à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Et, à l’en croire, le questionnement le plus récurrent tourne autour des activités de la Cena en cette période préélectorale et des exigences de l’article L.11 du Code électoral qui fixe les attributions de l’institution. «Une lecture attentive de la loi électorale permet de constater que les diverses attributions de la Commission électorale nationale autonome suivent un chronogramme et une cadence bien établis et, par conséquent, sont relatives à divers évènements électoraux ou référendaires en plus des révisions périodiques des listes électorales», soutient-il.

WalfQuotidien

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