«L’opposition sénégalaise excelle dans l’art du dilatoire», selon Aymerou Gningue

Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar à l’assemblée nationale et député-maire de Mérina Dakhar, Aymérou Gningue, s’est réjoui de la décision prise par le conseil constitutionnel sur le recours introduit par l’opposition sur la question du parrainage, estimant que le processus qui a abouti au vote de la loi sur le parrainage le 19 avril 2018 a montré que «l’opposition sénégalaise excelle dans l’art du dilatoire».

En marge, de la cérémonie de remise de financements aux femmes du département de Tivaouane par le ministre Ndèye Saly Diop Dieng, Aymérou Gningue, président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar et député-maire de Mérina Dakhar s’est prononcé sur la décision rendue par le Conseil constitutionnel sur le recours de l’opposition par rapport à la question du parrainage. Selon lui, le processus a montré que «l’opposition sénégalaise excelle dans l’art du dilatoire».

Macky Sall détient un coefficient personnel de plus de 10%

Il explique, ensuite qu’il y a deux façons de réformer la Constitution, il s’agit de la voie référendaire ou parlementaire. Dans le cadre parlementaire, il faut que la loi constitutionnelle soit votée par les 3/5 des députés présents à l’hémicycle. Et dans le cas d’espèce, il s’agit d’une loi votée par 119 députés. Selon lui, les débats ont eu bien lieu en commission technique et en plénière.

Et le jour de la plénière, ce qu’il faut souligner, c’est que la majorité n’a pu s’exprimer à cause des questions préalables et c’est l’opposition qui a tenu la parole pendant 7 tours d’horloge. Il ajoute que «ne pouvant accepter que la loi déborde sur le 19 avril pour lequel il était programmé, nous avons utilisé ce que la pratique parlementaire nous a permis de faire, c’est-à-dire d’aller au vote en arrêtant le processus de débat déjà enclenché.

Mais il y a eu 8 heures de débats en commission technique et 7 heures en séance plénière soit au total 15 heures de débats. Et jamais une loi n’a soutenu un débat aussi important. C’est pourquoi, il n’ y avait d’illusion à se faire dans la mesure où, le Conseil Constitutionnel ne peut pas rejeter une loi votée par l’Assemblée Nationale, en respectant toutes les procédures et en se conformant strictement au règlement intérieur, la loi organique qui la régit».

Pour lui, le fait que les candidats passent par un filtre où il faut absolument remplir un certain nombre de critères avant d’être déclarés candidats, est une excellence chose. De toutes façons indique-t-il, le filtre a toujours existé non seulement pour les indépendants, mais aussi à travers le montant de la caution qui est passé de 7 millions à 65 millions de Fcfa. Et l’histoire a montré qu’au fur et à mesure qu’on augmentait la caution qui était un filtre pécuniaire, cela n’a pas empêché les candidatures d’augmenter.

Il fallait donc trouver une bonne alternative car l’expérience de 2017 a été traumatisante pour tous les sénégalais. Et 39 des listes en compétition s’étaient retrouvées avec moins de 1% des suffrages. Qu’à cela ne tienne dit-il, l’opposition cherche à brouiller les pistes mais il n’y a pas de doute qu’au soir du 24 février à 18 heures, la victoire du candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar sera sans équivoque.

En effet dit-il, l’élection présidentielle est la rencontre d’un homme avec son peuple. Il ajoute que «je suis persuadé que le Président Macky Sall détient un coefficient personnel de plus de 10%. Le 24 février c’est le temps du Président et l’exigence est que tous les responsables taisent les querelles pour travailler ensemble. Je n’ai aucun doute que le 24 février à 18 heures, la victoire sera sans équivoque. Nous avons un Président qui a un bilan.

Et en face, il n y a aucun personnage qui incarne les valeurs républicaines, les valeurs morales de stabilité et qui soit capable de lui faire face». Abordant la questions des financements qui sont en train d’être distribués aux femmes à travers le pays par le ministre de la Femme, il affirme que c’est grâce à la politique impulsée par le Président de la République dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE), que le Sénégal a fait ces trois dernières années des bonds importants en terme de taux de croissance.

La mise en œuvre est directement gérée par les démembrements de l’Etat

Ainsi la richesse se crée et de ce point de vue, il est normal qu’elle soit redistribuée au niveau des couches les plus défavorisées. Et au Sénégal dit-il, il suffit de jeter un coup d’œil dans la structure pyramidale pour se rendre compte que les femmes et les jeunes sont des cibles importantes, très demandeuses de projets de développement.

C’est pourquoi le Président de la République a mis en place d’abord la Délégation à l’entreprenariat rapide, mais aussi des financements logés au niveau du ministère de la Femme pour venir en appoint à cette cible vulnérable.

Démentant toute idée de parti pris politique dans la distribution, il affirme que la forte mobilisation constatée à Tivaouane renseigne sur le leadership du ministre Ndèye Saly Diop Dieng, qui maîtrise bien le milieu de la femme et déroule efficacement la politique définie dans ce cadre par le Président de la République.

Selon lui, ces fonds s’adressent à toute la jeunesse et à toutes les femmes du Sénégal sans aucune coloration politique et tous les porteurs de projets sont éligibles. C’est pourquoi, d’ailleurs, poursuit-il, que la mise en œuvre est directement gérée par les démembrements de l’Etat au niveau décentralisé et il ne s’agit pas de dons, mais de mécanismes qui vont aussi porter la croissance, à travers la réalisation des projets financés.

Toutinfo