Des parajuristes en activité dans la région de Kolda (sud) sont capacités sur les pratiques traditionnelles néfastes comme les mariages précoces, l’excision et les mutilations génitales féminines. C’est à l’occasion d’une session de formation et d’échanges de deux jours (du 19 au 20 avril 2018) initiée par la « Boutique de droit » de l’Association des juristes sénégalaises (Ajs). Elle s’est achevée avec la mise en place d’une plateforme des acteurs de la lutte contre les pratiques traditionnelles néfastes dans la région de Kolda.
« Nous avons, dans le cadre de nos activités, organisé cette formation pour amener les parajuristes à contribuer dans la lutte contre les mariages d’enfants et mutilations génitales féminines qui restent une préoccupation dans la région malgré les efforts des acteurs et l’existence de la loi » a soutenu la coordonnatrice de la Boutique de droit, Ramata Omar Sall.
Mme Sall a fait remarquer que « malgré leur consécration par les textes internationaux, nationaux et régionaux, il est malheureux de constater que les droits concédés aux femmes ne sont souvent pas respectés ».
Selon elle, « ce manque de respect est noté chez la population détentrice de droits et responsabilités qui continue à pratiquer les mariages d’enfants et mutilations génitales féminines, mais aussi chez les acteurs clés ».
« La session de formation de parajuristes cherche à aller vers l’amélioration des conditions de vies des femmes et filles en œuvrant pour la promotion de leurs droits » a-t-elle dit.
Ajoutant qu’il s’agit d’arriver « à une vie dépourvue de violences et débarrassée des pratiques traditionnelles néfastes ».
APS



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