Loi sur le parrainage : Quelle position doit adopter la jeunesse sénégalaise ? (par M Kane)

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«C’est au milieu des calamités que l’homme s’interroge sur son destin » dit-on, mais aussi c’est dans « les chaos que naissent les étoiles ».

C’est sous cet angle de pensée que nous le conseil national de la jeunesse du Sénégal, osons dire sans médire que la situation politique actuelle de notre pays, nous interpelle au plus haut point.

Cependant, le projet de loi sur le parrainage fait présentement l’objet de vives polémiques partout à travers le pays. Si certains pensent que ça doit passer pour rejoindre la teneur consolidant de ce projet tant chantée par la Garde des Sceaux et non moins universitaire émérite et controversé Ismaïla Madior Fall, d’autres, par contre, soutiennent que c’est une atteinte à notre démocratie.

En effet, nous jeunesse, « porteuse d’espoir et relève de demain », nous qui détenons la force et la vitalité dans la parole et l’action, nous devons posséder une très grande maturité à travers laquelle rien ne pourrait ni brûler ni anéantir nos lois et règles qui, jusque-là, font de notre Sénégal un très beau havre de paix et de concorde. C’est pour cette raison que le conseil national de la jeunesse du Sénégal (C.N.J.S) lance un message fort à cette jeunesse sénégalaise :
Jeunesses des mouvements nationaux,
Jeunesses des démembrements du CNJS,
Jeunesses des partis politiques, vous qui êtes bien éduquées, bien formées ne vous laissez pas instrumentaliser ni influencer par les acteurs politiques qui agitent sur la question du parrainage. Sur ce, le conseil national de la jeunesse appelle aux acteurs politiques, au lieu de se bagarrer, de s’entretuer pour des questions d’intérêts crypto-personnels, de méditer sur les priorités du peuple, entre autres, la demande sociale, l’emploi des jeunes…etc.
Chère jeunesse, nous avons des valeurs à respecter et des normes à obéir mais nous sommes appelés aussi à devenir des modèles à tous points de vue et nous ne devons jamais reculer face à toute violation de l’onde positive qui doit être le nid du progrès sociétal et constituer le sel de la construction d’institutions fortes et progressistes.

De ce fait, une question de responsabilité s’impose. Or, on ne peut construire la responsabilité des élus que sur la responsabilité globale citoyenne. Nous aussi, jeunes, nous sommes des responsables et nous voulons bâtir ensemble un Sénégal de paix, de prospérité et d’ouverture.

Chère jeunesse, ne nous laissons pas emporter ni leurrer par les impasses du temps car « Les hommes passent, les institutions demeurent » Et nous avons à bâtir un avenir qui se fera plus ou moins avec ces politiques actuels qui sont pour la plupart en droite ligne de la retraite politique. Cultivons la conscience citoyenne et l’esprit de discernement; refusons d’être les boucliers de la masse politicienne devant la tempête qui souffle déjà à l’horizon.

Cependant, l’injustice, chez nous, est abhorrée et la compassion érigée en une valeur locale. Restons nous-mêmes devant chaque périple de la vie car c’est à nous de relever les défis, pour un Sénégal vital et stable.

Vive la jeunesse,
Vive le conseil national de la jeunesse,
Vive le Sénégal,
Fait à Kolda le 18 Avril 2018

Mohamed KANE Délégué National représentant des jeunes du département de Kolda au comité Exécutif du Conseil National de la jeunesse.

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