Protection de la Langue de Barbarie : le gouvernement invité à intensifier ses actions

Le président de la République, Macky Sall, a demandé lundi au gouvernement de prendre, “dans les meilleurs délais”, les dispositions nécessaires à l’intensification des actions de protection de la Langue de Barbarie, à Saint-Louis (nord), avec le soutien de la coopération française et de la Banque mondiale, a-t-on appris de source officielle.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, le président Sall, dans sa communication, a demandé au gouvernement de “prendre, dans les meilleurs délais, toutes les dispositions techniques, administratives et financières requises, afin d’intensifier, avec le soutien significatif de la coopération française et de la Banque mondiale, les actions de protection de la langue de barbarie”.

Ces initiatives viendront ainsi en appoint des “efforts soutenus de modernisation de la ville de Saint-Louis, à travers la restauration adéquate et la sauvegarde impérative des édifices publics et du Patrimoine mondial de l’UNESCO”, a souligné le chef de l’Etat.

L’avancée de la mer est devenue, depuis l’ouverture d’une brèche en 2003, une préoccupation quotidienne pour les populations riveraines de la langue de Barbarie, une bande de terre en forme de langue tendue entre l’océan Atlantique et le fleuve Sénégal.

L’ouverture d’une brèche de 100 mètres de long sur quatre mètres de large sur cette mince bande de terre avait été réalisée en 2003, après l’annonce d’une importante crue du fleuve Sénégal.

La brèche s’est depuis élargie en amont vers l’ancienne embouchure à une vitesse inattendue pour atteindre 19 kilomètres à cause de la pression combinée des eaux du fleuve et de la mer.

Le président français Emmanuel Macron, en visite officielle au Sénégal, a promis samedi un appui de 10 milliards de francs CFA pour lutter contre l’érosion côtière à Saint-Louis, l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (AOF) où il avait effectué la dernière étape de son déplacement.

Outre la partie française, la Banque mondiale également a décidé d’injecter 10 milliards de francs CFA pour le relogement des sinistrés du quartier de Guet-Ndar, principal quartier saint-louisien concerné par le phénomène de l’érosion côtière. APS

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