Droit de réponse

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Suite à l’article publié ce 03 février 2017 par votre quotidien d’information « libération » N°1602 et intitulé « Ministère de l’Environnement : Awa «koudou» Ndiaye a son double », je tiens à apporter les précisions suivantes :
Tout d’abord je tiens à porter à l’attention de vos lecteurs et à l’opinion publique, que le marché en question a fait l’objet d’un appel d’offres à l’issue duquel quatre (04) entreprises ont soumissionné et la Sénégalaise Entreprise ayant présenté l’offre la « moins disante » conforme est attributaire du marché ;
Pour bien comprendre les travaux effectués, il faut lire le Document d’Appel d’Offre (DAO). Nous n’avions pas la prétention de faire une piste de production mais de rendre la piste opérationnelle. Il était question de reprendre les ouvrages d’art de franchissement des marigots Doufourou, Sayinki, Lébéré, Boko, Nete boulou et du carrefour du Mont Assirik. A ce niveau, comparer le prix du kilomètre par rapport aux prix pratiqués par les programmes PNDL, PROMER et PUDC et autres pour les pistes rurales n’est pas réaliste. En aucun cas, il n’a été question d’un marché à raison de 3 360 000 F CFA comme souligné par le cabinet GRANT THORNTON commis par l’ARMP dans le cadre de l’audit des marchés publics ;
Pour le reprofilage de ces pistes, il s’agissait de décaper, remblayer et compacter 3 km sur plusieurs sections au niveau des zones où les véhicules du parc s’embourbaient de juin à novembre.
Vos qualificatifs de « devis peu réaliste » sont disproportionnés et non conformes à la réalité. En tant que techniciens, nous avons suivi à la règle les procédures de passation de marchés publics. Le DAO a été préparé par des spécialistes de l’aménagement de la faune et un ingénieur spécialiste des routes et pistes. On a choisi l’Entreprise qui a présenté l’offre la moins disante pour l’exécution de ce marché. Mieux, la procédure a été validée par la Direction centrale des Marchés publics à travers l’avis de non objection n° 8323/MEFP/DCMP/36 du 21 novembre 2014. Je ne vois pas comment dans cette procédure on peut parler de surfacturation.
Contrairement aux allégations de l’auditeur, la commission de réception des travaux a vérifié la conformité des travaux effectués. Ainsi, elle a pu constater un rechargement de 3 km avec reprofilage, l’existence de fosses et d’exécutoire ainsi que la revitalisation des radiers. Ce qui a permis à l’entreprise d’être payée pour avoir mené correctement les travaux par rapport au cahier de charge.
Pour ceux qui doutent de l’effectivité des travaux, je les invite à venir visiter le Parc National du Niokolo Koba et surtout le secteur du Niokolo et Mont Assirik pour constater de visu les travaux effectués depuis 2015.
Je rappelle que l’ARMP a commis un cabinet (Grant Thornton) qui a procédé à ce travail. Toutes les observations ici formulées leur ont été transmises. Cependant, pour des raisons que nous ignorons, le Cabinet n’a pas jugé nécessaire d’en tenir compte. Finalement, l’on se demande s’il s’agit vraiment d’un avis de l’ARMP ou celui de Grant et Thornton ?

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