Me El Hadji Diouf plaide pour le droit au recours du président Yaya Jammeh

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Les récentes critiques développés au Sénégal à l’encontre du président gambien, Yaya Jammeh sont indignes et irrespectueuses si l’on croie à la déclaration du député Me EL Hadji Diouf. Le tonitruant Avocat qui animait une conférence de presse à la représentation nationale ce Jeudi 15 décembre 2016, appelle l’intelligentsia sénégalais et d’ailleurs à être un peu plus de respect et de considération vis-à-vis de la souveraineté gambienne et du président Jammeh.

 » Le président Yaya Jammeh mérite respect et considération de la part de tous les peuples du monde parce qu’il dirige un peuple souverain. La Gambie est un Etat souverain. Les sénégalais pensent devoir parler de la Gambie tous les jours comme s’ils étaient gambiens. Le Sénégal n’est pas le tuteur de la Gambie. On a même initié une marche au Sénégal il y a quelques semaines pour attaquer le président de la Gambie. Respectons au moins la souveraineté de ce peuple et de ce pays », a fait savoir le député du peuple et d’ajouter :  » On a même essayé d’intimider yaya Jammeh en disant qu’il faut que les armées descendent en Gambie si les négociations de la CEDEAO ne marchent pas ».

De l’avis de l’Avocat doublée du manteau du député, la CEDEAO ne peut se mettre de venir dans un pays par la force d’autant plus qu’en Gambie, ‘’nous sommes en phase d’un processus électoral qui n’est pas encore terminé.

 » Mais dans les pays du monde, les élections obéissent à un processus. Si le processus n’est pas terminé et que les résultats définitifs ne sont pas prononcés par un organe juridictionnel, on peut faire des recours. Malheureusement, au Sénégal, on semble dire que partout dans les pays du monde on peut faire des recours mais subitement en Gambie le droit de faire des recours n’existe plus dans la conscience de certains sénégalais », s’indigne Me El Hadji Diouf qui se dit être surpris par la malhonnête et la mauvaise foi ambiante au Sénégal.

Concernant le recours déposé par Jammeh à la Cours Suprême, Me El Hadji Diouf explique que cela découle du fait que la commission électorale, elle-même en s’adressant aux gambiens, a reconnu dans certaines localités des erreurs au moment du décompte des voix.

A ceux qui disent qu’il n’y a pas de Cours Suprême en Gambie, Me El Hadji Diouf n’y va sur quatre chemins.  » C’est un mensonge de dire qu’en Gambie, il n’y pas de Cours Suprême, Adama Barrow savait bel et bien avant d’aller aux élections, qu’il y a une possibilité de faire des recours devant un organe suprême ».

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