Enquêtes sur l’attentat de Nice : Une policière aurait subi des pressions pour modifier son rapport

En France, c’est une polémique liée à l’attentat de Nice qui fait la une de l’actualité aujourd’hui. Un bras de fer entre le gouvernement et une policière municipale à propos des moyens des forces de l’ordre déployé sur place ce jour-là. La policière dit avoir subi des pressions pour modifier son rapport. Le gouvernement français dément et la menace de l’attaquer en justice.

Au cœur de la polémique, le dispositif de sécurité mis en place le soir des attentats du 14 juillet à Nice. Un témoignage interpellant vient alourdir l’affaire, celui de Sandra Bertin, policière municipale à Nice. En charge de la vidéosurveillance, c’est à elle de rédiger le rapport d’enquête. Mais dans un entretien donné dimanche, elle affirme avoir subi des pressions de la part du ministère de l’Intérieur pour modifier son rapport.

Des policiers invisibles sur les caméras

En cause : la présence de policiers, pourtant invisible sur les caméras. « Ce n’est pas que les policiers n’y étaient pas, c’est le fait que je ne les voyais pas. Je ne peux pas faire un rapport vidéo en mentionnant des faits que je ne vois pas… Cela me semble être le BABA. On a des caméras, on relate ce qu’on y voit, simplement. On ne peut pas inventer. »

Il n’en faut pas plus au premier ministre français pour intervenir. Ce matin, sur la chaine BFMTV, Manuel Valls déplore cette polémique, qu’il estime purement politique. Il accuse alors l’ancien maire de Nice, Christian Estrosi d’avoir lancé la polémique dès le lendemain des attentats pour déstabiliser le gouvernement.

Aucune preuve détruite

« Aucune preuve, aucun élément de vidéosurveillance n’est détruit. Tout a été copié. Tout est dans les mains non pas du ministre de l’Intérieur nn pas du ministre de la justice, non pas du ministre, mais dans les mains de la justice », explique-t-il sur la chaîne d’information. « Ces vidéos sont dans les mains de la justice pour pouvoir mener cette enquête. »

Les commentaires fusent

Les réseaux sociaux s’enflamment, les politiques ripostent et les commentaires fusent. Un engouement que le président de la république ne compte pas entretenir. « La vérité, la transparence sont essentiels dans une démocratie », dit François Hollande. « C’est la justice qui doit l’établir, personne d’autre. »

On rappelle que les attentats de Nice on fait 84 morts. Après deux semaines de ping pong politique, les familles des victimes veulent de vraies réponses quant au système de sécurité mis en place ce soir-là.

Source: RTLInternational

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