L’AEMO de Kolda œuvre pour une « justice amie des enfants »

Les forces de défense et de sécurité sont désormais mieux outillées pour jouer leur partition dans le dispositif intégré de protection mis en place par le Comité Départemental de Protection de l’Enfance. Les  acteurs sociaux, militaires et paramilitaires viennent d’harmoniser leurs démarches pour une meilleure prise en charge des enfants victimes de violences ou en conflit avec la loi. C’est au cours d’un atelier organisé, ce mercredi 29 juin,  par  le service de l’Action Éducative en Milieu Ouvert (AEMO) de Kolda avec l’appui de l’UNICEF.

Selon le coordonnateur de l’AEMO les intervenants sociaux ont souvent échangé et partagé pour agir de façon harmonisée. Cependant, les forces de défense et de sécurité ont longtemps été  laissées en rade alors qu’elles doivent être des actrices  à part entière de la protection. C’est pourquoi, l’AEMO a initié cet atelier d’échange et de partage entre les acteurs civilo-militaires en vue d’une meilleure prise en charge des enfants en situation de déviance dans le département. Pour le cas spécifique de Kolda, « la gendarmerie, la police, la douane et les eaux et forêts font souvent face à des enfants en conflits avec la loi : vol, fraude, coupe de bois, accidents de Jakarta ». Des cas qui, de l’avis de Mohamadou Lamine Guèye,  doivent faire l’objet de traitement particulier compte tenu du fait que les auteurs sont des mineurs, autrement dit, des personnes pas du tout responsables . Dans ce sillage, le patron l’AEMO a même souhaité que « les interrogatoires des mineurs se fassent loin des commissariats et des brigades de gendarmerie avec  des agents sans tenue » afin que « les enfants puissent s’exprimer sans peur, en toute confiance dans une relation d’assistance ». A l’image de ce qui se fait au niveau des  tribunaux pour enfants où les juges sont sans robe.

ismaila.mansaly@koldanews.com

 

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