Tollé autour du marché de 7 milliards de véhicules des collectivités locales Les bénéficiaires des 332 « tata » illégaux interpellent l’état

L’attribution du marché de sept milliards pour l’achat des véhicules, destinés aux nouvelles collectivités, est suivie de très près par les professionnels du secteur, mais également par les potentiels bénéficiaires.

Dans cette enquête que vous propose votre site les présidents de communautés rurales, chauffeurs, et simples citoyens exigent de l’état de prendre au sérieux cette affaire de véhicules, pour éviter le cauchemar des 332 tata de l’année 2007.

Tels des cercueils roulants sans identification en plus, les voitures de type L200 de marque  » Tata, octroyés aux présidents de communautés rurales ont la spécificité d’être les seuls véhicules au Sénégal sans immatriculation. Cet état de fait prouve que ces voitures, en circulation dans le pays depuis belle lurette n’ont jamais été en règles. Comme pour dire qu’ils ne veulent pas d’un second scandale, présidents de conseil rural, chauffeurs, et le citoyen lamda sollicitent des voitures avec tous les papiers requis. C’est pour cette raison que nos interlocuteurs ont interpellé le président de la république à tout faire pour confier cette mission à des concessionnaires crédibles. Selon nos sources, en 2007 lors de la réception des véhicules l’état avait argué d’un don des Indiens. Ainsi, chaque président de communauté rurale avait reçu son cadeau. Cadeau  » empoisonné s’il en fut, car en dehors de l’assurance à régulariser au nom de la communauté rurale, il n y avait ni carte à grise encore moins une suivi du concessionnaire. Résultat des courses : plusieurs de ces véhicules ont fini aux tas de ferraille, faute de prise en charge mécanique et technique des donateurs.  » Nous y avons laissé des plumes souligne Ndéné, le président sortant de Ndiafate. Et monsieur Oumane Bitèye, président de l’ANCR ( Association nationale des conseillers ruraux), antenne de Kaolack, de revenir sur le jour même de la remise de clés desdits véhicules. Selon lui, ils étaient tous regroupés au Palais et monsieur le président qui parlait d’un don des indiens avait livré les voitures. De l’avis d’une autre source, les véhicules en question ont été livrés par Cheikh Amar TSE. Reste à savoir à entre l’état et TSE ou s’est situé les défaillances concernant le manque de service après vente et défaut d’immatriculation. Pire on souffle qu’ il est impossible d’être immatriculés, car ces tata n’ont ni été dédouanés ni exonérés. En tout cas il appartenait au ministère des collectivités locales de prendre en charge les chauffeurs. Rien de tout cela, dénonce l’édile de PAOSKOTO, n’avait été fait. De son avis en cas de défaillance mécanique jusque là c’était l’incertitude.  » Nous nous sommes toujours débrouillés. Pourtant ces voitures qui ont un usage multiforme notamment les évacuations de malades et le transport des populations. dit _il. Le président de la communauté rurale de Wack Ngouna arbore le même langage et demande au gouvernement de faire preuve de fermeté dans ce dossier. Ces bénéficiaires de bus Tata ont à l’unanimité dénoncé un manque d’équité de la part de l’état. En effet selon eux, à l’instar des députés, et des membres du conseil économique social et environnemental, il fallait procéder à un appel d’offre, histoire de débusquer le meilleur concessionnaire pour l’octroi des Tata, dont la plupart sont retirés du circuit du fait d’un manque d’entretien. Les responsables de collectivités locales, élus lors du scrutin 29 Juin sollicitent un suivi rigoureux du dossier de la part de l’état pour éviter des cafouillages prévisibles. Enfin les chauffeurs ont confirmé  » l’illégalité des véhicules qu’ils conduisent et qui les livrent au quotidien à des contrôles. Président de l’amicale des chauffeurs des PCR, Oussou Bitèye à révèlé que depuis décembre 2013, leurs salaires n’ont pas été payés.

Source: setal

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