Souleymane Bachir Diagne, minimise la question des droits d’inscription, selon lui c’est : » l’arbre qui cache la forêt des réformes »

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Souleymane Bachir Diagne était de passage à Dakar en fin décembre pour la cérémonie de dédicace organisée par la librairie Athéna autour de son livre « Comment philosopher en Islam ». Dans un entretien avec  » Sud Quotidien le philosophe sur la question de l’Université, est d’avis qu’il ne faut pas que la question des droits d’inscription soit l’arbre qui cache la forêt des réformes qui sont proposées. Aussi les défis de la formation, la pression des effectifs et l’exigence de qualité sont-ils à relever de toute urgence.
 » Le principe d’une hausse a été retenu pour la raison que les étudiants ne paient pas seulement 5000 FCfa ou 4800 FCfa. Ils sont obligés de compenser dans leurs différentes facultés en payant des droits pédagogiques qui sont prélevés directement par la faculté ou le département où ils sont. (…) Je voudrais qu’on fasse une séparation entre ce qui relève de la concertation elle-même et les frais d’inscription. Il ya une différence entre la réforme proprement dite et cet aspect des choses qui tient à son financement. Il y a une manière de réduire la concertation aux frais d’inscription qui fait que l’on oublie que les réformes n’ont rien à voir avec cette hausse. Il faut s’intéresser aux reformes pour voir à quoi ça retourne et se poser la vraie question qui vaille : cet effort qu’on me demande de consentir va vers quel système, est-ce que ça correspond à ce que je pense bon pour moi ?
Abordant ses réflexions sur l’Islam, il souligne que : « Le seul vrai jihad dans lequel les sociétés musulmanes doivent s’engager, c’est la recherche du savoir ».

Avec Setal.net,

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