Mary Teuw Niane est décrié par les étudiants de l’UGB en colère, qui exigent son départ du ministre

A la place d’une marche interdite par l’autorité préfectorale, les étudiants ont finalement tenu un sit in ce matin devant les locaux du rectorat de l’Université Gaston Berger. Ils ont profité de l’occasion pour déposer un mémorandum au près du recteur qui après les avoir reçus les a assuré que leurs doléances seront transmises à qui de droit. Pour rappel les étudiants dénoncent la réforme intervenue dans l’enseignement supérieur qui vient augmenter le montant des inscriptions, la suppression des bourses entre autres revendications.

Dans leurs déclarations les étudiants n’ont pas raté le ministre de l’enseignement supérieur en fustigeant son comportement à leur égard. Ils sont allé même jusqu’à demandé sa démission du ministère de l’enseignement supérieur, car selon eux c’est un incompétent qui a fait ses preuves à l’UGB en tant que recteur. Ils sont revenus également sur l’attitude du préfet qui a refusé d’autoriser leur marche pour des raisons politiques et pour satisfaire la hiérarchie.

Mais la réponse du préfet ne s’est pas fait attendre. Réagissant sur la déclaration des étudiant, le préfet s’inscrit en faut contre celle-ci et estime que c’est pour des raisons de sécurités basées sur le rapport des enquêteurs de la police que la décision d’interdire la marche a été prise. Cependant le préfet ne leur dénie pas le droit à la marche car c’est une disposition inscrite dans la constitution et par conséquent toute organisation a le droit de faire une marche pourvu que celle-ci soit déclarée auparavant auprès des autorités compétentes. Mais en tant qu’autorité administrative chargée de veiller à la sécurité des biens et des personnes quand une marche ne donne pas toutes les garanties d’un encadrement l’autorité prend ses responsabilité.

Pour le cas des étudiants un itinéraire leur a été proposé en vain et ils ont campé sur leur itinéraire allant de la police jusqu’à la descente du pont Faidherbe en passant par le marché perturbant ainsi la quiétude des populations avec des risques de débordements. Mais les étudiants n’ont pas encore dit leur dernier mot et promettent de passer à la vitesse supérieur si rien n’est fait.

Cheikh Tidiane Ba / derniereminute.sn

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