Paix en Casamance : Yaya Jammeh joue au médiateur entre les factions rivales du Mfdc à Banjul

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Le Président gambien s’implique davantage dans la relance du processus de paix en Casamance. Yaya Jammeh a convoqué, du 12 au 16 décembre, à Banjul, toutes les factions rivales du Mfdc concernées par les concertations engagées par l’entremise de la communauté de Sant’Egidio.

Il s’agira, pour Banjul, selon les informations mises à notre disposition, de jeter les bases de la réconciliation entre factions, de réorganiser le mouvement et de doter de capacité de discussions, ceux des éléments qui pourraient faire face aux négociateurs avec l’Etat du Sénégal. Les discussions auxquelles prendra part la faction de Salif Sadio, la plus redoutée, se tiendront du 12 au 16 décembre prochain, sous sous l’égide de Yahya Jammeh lui-même. La rencontre, précise-t-on, pourrait être le nœud de la décrispation entre les factions du Mfdc qui se regardent toujours en chiens de faïence. D’ailleurs, un travail est en cours dans le maquis casamançais pour les regrouper autour d’un directoire ou bureau unifié. Selon certaines indiscrétions, l’aile extérieure proche du cercle des intellectuels pourrait boycotter la rencontre de Banjul, car soupçonnerait Banjul et son Président d’être de connivence avec l’Etat du Sénégal qui ne veut toujours pas voir la vérité en face. C’est à ce niveau que se situe le problème pour la relance du processus de paix.

Kyrielle de responsables

L’Etat du Sénégal est dans une situation inconfortable, parce que ne sachant avec qui discuter. Théoriquement, il est difficile aujourd’hui de dire qui est le véritable leader du Mfdc : on a Jean Marie François Biagui, Apakéna, Nkhrumah, Ansoumana Badji etc. Toutes choses qui font qu’il est difficile de se choisir un interlocuteur dans cette kyrielle de responsables. A eux s’ajoutent ceux de l’aile intérieure : Bertrand Diamacoune, Daniel Diatta et Abdou Elinkine Diatta qui cherchent à montrer qu’ils sont là et qu’ils comptent. Il y a là un travail énorme à faire. Et ce n’est pas seulement l’Etat qu’il faut interpeller. La Société civile casamançaise aussi et toutes les structures qui œuvrent pour la paix ont un rôle essentiel à jouer. Il faut aider aujourd’hui le Mfdc à se retrouver, pas forcément à faire l’unité, mais autour de l’essentiel. C’est à cela que travaille nuit et jour l’Etat du Sénégal, pour la relance d’un processus de paix en panne depuis fort longtemps.

Sekou Dianko DIATTA

Source: rewmi.com

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