mercredi, août 4, 2021

Le Fonds souverain d’investissements stratégiques a comme Stratégie : le LBO

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Le parlement sénégalais a promulgué la loi 2012-34 du 27 décembre 2012 autorisant la création du Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) doté d’un capital de 500 milliards de F CFA. Son Directeur général, Amadou Hott, a rencontré la presse, hier, pour en faire l’état d’avancement. Il fera savoir que son service attend toujours les milliards promis par l’Etat pour financer les grands projets de développement.

N’ayant pas de revenus pétroliers et ne disposant que de peu de revenus miniers, le gouvernement de «Yoonu Yokkuté» a décidé de transférer des actifs de l’Etat vers le Fonsis et lui allouer du cash pour qu’il puisse lever des fonds supplémentaires par effet de levier, investir dans l’économie réelle et créer des sociétés sénégalaises phares dans certains secteurs pour pouvoir attirer les talents locaux et de la diaspora. Mais, force est de constater, à quelques 2 mois du démarrage du projet prévu exactement en janvier 2014, que les fonds d’investissements n’ont pas encore fait leur rentrée. Face à la presse hier, Amadou Hott, Directeur général du Fonsis, même s’il se dit assuré de la volonté du chef de l’Etat Macky Sall d’appuyer le fonds, exige plus d’accompagnement de l’Etat. «Ce qui m’intéresse est que si l’Etat ne peut pas donner les 35 milliards en cash par an, qu’il me donne peut-être 60 milliards d’actifs qui me permettent de lever ces 35 milliards FCfa», a-t-il demandé au gouvernement. Malgré ce «blocage», Amadou Hott révèle que le Fonsis est en train de faire son plan d’affaires qui sera présenté aux bailleurs. «Nous sommes en train de nous préparer. C’est ce qui est important. Car, ce n’est pas que l’Etat donne directement les 35 milliards FCfa, mais qu’il nous donne les moyens d’avoir cet argent», a-t-il précisé.

Secteurs ciblés

Le projet de Fonds souverain d’investissements stratégiques veut intervenir dans l’agro-business, les Tics, le tourisme, entre autres secteurs. «On sait que l’agriculture est au centre du débat de création d’emplois, avec l’agro industrie surtout, la transformation des produits agricoles et céréaliers. Il y a aussi des produits à haute valeur ajoutée, qui rendent l’agriculture beaucoup plus riche, ce sont ces produits qui nous intéressent. On peut aussi investir dans les Tics, un vivier d’emplois et dans le tourisme», a-t-il souligné, très confiant de la rentabilité du projet qu’il va piloter. «Même si l’on ne donne pas, chaque année, 35 milliards de FCfa cash, on peut donner des actifs supérieurs à 250 milliards de FCfa qui nous permettent de lever d’autres 250 milliards de FCfa pour investir dans l’économie», indique le Directeur général du Fonsis. Ce qui est important, poursuit-il, c’est d’avoir des actifs qui permettent de s’endetter sans alourdir l’Etat. Et d’expliquer que «ce que cherche le Fonsis c’est d’arriver, d’ici 5 à 10 ans, à aider l’Etat à augmenter l’assiette fiscale, en atteignant près de 200 milliards de dividendes, pour permettre à l’équipe dirigée par Aminata Touré d’accroître ses dépenses sociales».

Khalil DIEME

Source:  rewmi.com

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