mercredi, mai 25, 2022

Ziguinchor : une rupture d’intrants empêche l’identification du germe de la méningite (médecin)

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Le médecin-chef du district sanitaire de Bignona, le docteur Assane Dramé, a déploré jeudi l’impossibilité d’identifier depuis deux ans le germe responsable de la méningite dans toute la région de Ziguinchor, à cause d’une rupture d’intrants.

‘’Depuis plus de deux ans, nous ne disposons pas d’intrants (aiguille de ponction), pour faire la ponction lombaire chez les adultes et de fait, il nous est impossible de faire correctement la surveillance épidémiologique pour la méningite’’, a-t-il regretté.

Le docteur Dramé prend part à une session de formation, ouverte mardi dans la région de Ziguinchor, sur la gestion de la prise en charge des urgences. Cette rencontre, qui prend fin samedi, est initiée par le Service d’assistance médical d’urgence (SAMU) national en collaboration avec Intrahealth international.

Elle entre dans le cadre de la promotion de la médecine d’urgence et d’une harmonisation de la référence contre référence au niveau central et périphérique.

A en croire le pédiatre, les médecins éprouvent d’énormes problèmes à obtenir un diagnostic. ‘’Donc, on se contente de la clinique et on fait un traitement probabiliste‘’, a-t-il confié, se désolant de ne pas savoir réellement où se situe le problème.

‘’Nous nous sommes rapprochés de la Pharmacie régionale d’approvisionnement (PRA) qui évoque un problème de rupture de stock, qui dure depuis deux ans’’, a expliqué Assane Dramé.

‘’Même au niveau de la bactériologie, rien ne peut se faire à cause du manque d’équipements du laboratoire de l’hôpital régional’’, s’est-il désolé.

Selon lui, il y a une forte demande au niveau de la bactériologie, mais elle ne peut pas être satisfaite, car le laboratoire n’est pas fonctionnel.

’’Pourtant, on souhaiterait disposer de tous les éléments de diagnostics nécessaires nous permettant de faire une bonne surveillance épidémiologique comme l’exige le ministère de la Santé et de l’Action sociale’’, a-t-il souligné.

Selon lui, il est inadmissible que le laboratoire de l’hôpital régional, qui est la structure de référence régionale, ne soit pas suffisamment équipé pour² permettre de faire une lecture bactériologique des germes pour la surveillance épidémiologique.

‘’On ne sait pas exactement où se situe le problème, mais il est bon de savoir que nous sommes dans un contexte de surveillance épidémiologique, et il serait intéressant donc que l’on puisse rechercher les malades, poser leur diagnostic correct, ensuite faire le traitement approprié’’, a-t-il poursuivi.

Le docteur Mariama Sambou, de la PRA de Ziguinchor a effectivement confirmé la rupture d’intrant, précisant que c’est une pénurie d’aiguilles de ponction lombaire qui dure depuis plus de deux ans.

Selon elle, l’approvisionnement au niveau des structures publiques suit un circuit qui va du niveau central au niveau régional qui approvisionne à son tour les hôpitaux et les districts.

‘’Il y a eu donc une rupture au niveau national depuis plus de deux ans et cela a créé des désagréments au niveau de la région, parce que les aiguilles de ponction lombaire sont des produits d’urgence qu’on utilise dans les structures sanitaires’’, a-t-elle expliqué.

La Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA), a-t-elle rappelé, a un mode d’approvisionnement défini par l’Etat du Sénégal et est tenue au respect de la procédure liée au lancement d’un avis d’appel d’offres.

LTF/ASG/APS

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