MES 5 DATES…VIVIANE CHIDID – «La mort de mes fans à la plage de la Voile d’Or en 2004 me hante toujours»

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En plein air pour fuir la chaleur accablante au Yengoulène où elle prépare l’anniversaire du «Jolof Band», Viviane Chidid a confié à «L’Observateur», sous l’œil vigilant de ses gardes du corps, les 5 dates majeures qui ont le plus marquées sa vie de 41 ans, 455 mois, 1 992 semaines, 15 118 jours (Ndlr : elle est née le 8 mars 1972 à Mbour). Une vie rythmée de tristesse et de joie comme la nuit alterne avec le jour. Il est 23 heures. Une tasse de thé entre les mains, très à l’aise, la diva n’a pas pris du temps pour révéler les dates qui résument sa vie. Découvrez la reine du «Jolof Band» en 5 dates.

1992 : «C’est la date qui m’a le plus marquée dans ma vie. C’était le décès de mon père. Parce que ce jour-là, mon père était venu me prendre en voiture à mon lieu de travail. Il aimait beaucoup ce que je fais. Après, mon père et moi étions partis en boîte. Il était comme un camarade pour moi. On causait en cours de route comme des amis. C’est ce jour-là qu’on a été victime d’un accident de voiture. Je suis restée un à deux mois à l’hôpital sans être au courant de la mort de mon cher père. Quand on me l’a annoncée, j’étais complètement abattue.»

05 Octobre 2012 : «C’est la date du décès de ma maman chérie. Cette date m’a marquée aussi parce que je venais de perdre une amie, une mère que rien ne pourra remplacer au monde. Elle tombait souvent malade. Mais la maladie qui l’a emportée n’était pas aussi grave que je pouvais l’imaginer. Elle était tombée gravement malade avant sa mort au point que je l’ai acheminée en France où elle a subi une opération. C’est cette maladie qui nous avait plus fait peur. Et elle s’était relevée de cette grave maladie. Mais quand elle était encore tombée malade, je ne m’attendais pas vraiment à sa mort subite. Je pensais que c’était juste une «petite» maladie qui va passer. C’est pourquoi sa mort m’a beaucoup surprise. Elle est morte au moment où je m’y attendais le moins.»

2004 : «C’était l’année où j’ai joué un concert au Voile d’Or et il y a eu des morts. Parce que je n’ai jamais pensé qu’il y aurait des morts dans ma carrière musicale. Mon souhait, c’est que les fans puissent prendre du plaisir quand ils viennent assister à mes concerts. J’avais même décidé de mettre fin à ma carrière d’artiste. Mais Dieu a fait que j’ai surmonté la pression. Je ne peux pas oublier ça. C’est pourquoi, depuis lors, quand on me sollicite pour un concert à la plage, je refuse catégoriquement. Cela me hante toujours.»

2000 : «C’est l’année de la sortie de mon premier album. Parce qu’avant, j’étais encore choriste de Youssou Ndour au «Super Etoile». Mais avec mon album, je me suis retrouvée au-devant de la scène musicale sénégalaise et mondiale. C’était génial ! Les gens ont bien accueilli cet album. C’est un album qui a eu du succès, non seulement au Sénégal, mais aussi à travers le monde entier. Ce qui est surprenant. Cet album a marqué ma vie. Il a transporté mon nom partout dans le monde.»

1998 : «Cette date m’a beaucoup marquée. J’ai eu mon premier enfant, Zeïna. Parce que c’était ma première fois de découvrir ce dont j’ai longtemps entendu parler. C’était nouveau pour moi. Cela m’a étonnée. Le bébé a amené du bonheur dans la maison. Je suis devenue plus responsable. Je suis devenue une maman. J’ai découvert davantage la valeur d’une maman. Ce premier bébé a changé ma vie. J’ai vécu ces moments inédits avec ma maman, ma famille et celle de Bouba Ndour. Tout le monde m’avait soutenue dans ces moments.»

L’Obs

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