Trafic de bois : la Gambie accélère la déforestation de la Casamance

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Du désert dans la partie nord de la Casamance, c’est bien possible. Surtout quand l’Etat encourage les ennemis de la forêt à sévir. En effet, souligne Le Quotidien, les ressources forestières y sont exploitées par un vaste réseau de trafiquants de bois composé de Sénégalais, de Gambiens et de Chinois basés à Banjul.

Le phénomène a pris de l’ampleur, ces dernières années, dans la région de Sédhiou et notamment dans le département de Bounkiling. Le produit de la fraude est exporté vers l’Asie. Et la Gambie est la plaque tournante de ce commerce illicite qui compromet l’économie locale essentiellement focalisée sur l’agroforesterie.

Avec l’insécurité liée au conflit casamançais, l’exploitation clandestine du bois est difficile à maîtriser par les agents du service national des Eaux et Forêts peu nombreux et sous-équipés mais très dégourdis. Ils constatent leur impuissance face à une complicité manifeste des élus locaux et des populations.

En partenariat avec l’Institut Panos, le Journal Le Quotidien a tenté d’en savoir plus sur ce trafic international de bois pour lequel le pays Yaya Jammeh sert de transit en toute impunité.

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